Vous avez la parole avec… Edgar Boulet : « La gymnastique est devenue une vraie façon de vivre »

Pour la première foire aux questions, c’est Edgar Boulet, élu progression de l’année 2016, qui a accepté de se prêter au jeu. Durant trois jours, vous avez pu m’envoyer les questions que vous souhaitiez lui poser et que je lui ai ensuite transmises. Un nouveau rendez-vous que vous pourrez désormais retrouver un samedi par mois.

A quel âge as-tu commencé la gym ?
J’ai commencé la gym à 9 ans.

Comment as-tu commencé ta carrière ?
J’ai commencé la gymnastique par punition. Je me suis fait punir par ma mère qui en avait marre de me voir courir, sauter et grimper partout.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de pratiquer la gym ? Quel est ton objectif ?
Mon envie de faire de la gym réside dans la recherche de sensations fortes. On est tout le temps dans les airs, la tête en bas et j’adore ça. De plus, il y a un vrai côté artistique et la recherche d’associer la difficulté à l’artistique, c’est pas facile mais c’est cool ! Mon objectif il est simple : marquer la gymnastique, à travers mes résultats et ma façon d’être. À moi de mettre les chances de mon côté pour y arriver maintenant.

Qu’est-ce qui te fait continuer la gym ?
La recherche du « toujours plus ». J’ai toujours envie d’aller plus loin, plus haut et d’être plus fort. Évidemment j’ai aussi envie d’aller chercher des médailles au plan international mais j’ai surtout envie de faire dès mouvements, disons, peu commun.

Est-ce que la gym te faisait rêver depuis tout petit ?
Des que je suis rentré dans le gymnase, la gym m’a fait rêver.

Depuis quand es-tu à l’INSEP ?
Depuis août 2013.

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T’es-tu déjà demandé si tu voulais arrêter la gym ? Si oui, pourquoi ?
Oui ça m’est arrivé, dans la saison 2012-2013. J’étais blessé au genou et les médecins n’arrivaient pas à trouver ce que j’avais… Plus les mois passaient et plus j’avais mal. Bloqué dans l’incertitude de savoir ce qui se passait dans mon genou et dans l’impossibilité de pouvoir faire du sol, du saut ou des réceptions de sortie d’agrès, c’est évident que l’idée m’a traversée l’esprit mais j’ai préféré continuer à me battre pour ma guérison. Le résultat est là aujourd’hui.

Où trouves-tu toute cette motivation ?
La gymnastique, c’est devenu une vraie façon de vivre. C’est une passion, c’est un métier, je me lève tous les jours pour faire ce que je fais et j’aime me lever le matin pour ça. La gym est devenue une sorte de drogue pour moi, une pratique quotidienne indispensable.

Qu’est-ce qui te plaît dans la gym de haut-niveau ?
La recherche de la performance, c’est ce qui m’anime chaque jours à l’entraînement. Pouvoir un jour me confronter aux nations étrangères lors de compétitions internationales.

A quoi te raccroches-tu ou à qui te confies-tu lorsque tu as un coup de mou à l’entraînement ?
À mes entraîneurs, Thomas Bouhail, Damien Millot avec qui je peux vraiment discuter quand ça ne va pas et échanger sur ce qui peut permettre d’aller mieux. Bien évidemment je me confie beaucoup aussi à ma copine qui m’aide aussi à avancer chaque jour. Puis je garde en tête que le chemin vers la performance est fait de journées difficiles et qu’elles sont nécessaires pour être encore plus fort mentalement et physiquement.

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De quel(le) gym es-tu le plus proche ?
Je suis assez proche de tout le monde mais je suis plus proche de Leo Valentin, Marine Boyer, Oréane Lechenault, Coline Devillard et Loan His.

Ton meilleur souvenir en gym ?
Mon meilleur souvenir est ma victoire en barre fixe pendant les championnats de France de Mulhouse (en juin dernier, NDLR).

Ton pire souvenir en gym ?
Le Top 12 de Mulhouse 2013, la rétrogradation en Dn1 d’Orléans, une compétition que j’ai totalement ratée, à cause de ma blessure au genou et de la perte d’un proche peu de temps avant…

Fais-tu un régime spécial pour la gym ?
Non je fais pas de régime particulier. Je fais attention à manger des aliments sains pour mon corps (articulations, tendons, muscles) mais je me fais aussi plaisir de temps en temps, c’est important.

Quelle est l’accro que tu as le plus peur de faire ?
Bonne question (Rires). Etant un très bon acrobate, je n’ai pas de peur particulière sur des accro… mais pour l’anecdote, je suis incapable de faire un « rondade flip tendu » à cause d’un blocage que j’ai depuis longtemps donc j’ai arrêté de le faire (Rires).

La Fédération est très favorable à ma démarche, qu’ils trouvent saine, et intéressante

L’accro que tu aimes le moins ?
Disons qu’en tant qu’acrobate, j’aime quand il y a plusieurs vrilles, plusieurs saltos. Quand ça tourne quoi (Rires).

Quel est l’élément que tu préfères faire ?
Les kovacs en barre fixe ou les vrilles au sol.

Qu’as-tu préféré lors des 3 premiers matchs du Top 12 ?
L’ambiance et le format sont très attractifs je trouve. Ca me correspond très bien. Ma façon d’être, mon tempérament se marient très bien avec cette nouvelle formule. Après, l’ambiance au sein de l’équipe est exceptionnelle, j’adore mes coéquipiers. On est comme une famille.

Quels sont tes objectifs pour le prochain match ?
Comme pour les 3 derniers matchs, faire mon travail du mieux que je peux pour espérer gagner le plus de duel possible et gagner avec la SM Orléans le match retour contre Sotteville.

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Quelles sont les prochaines compétitions importantes à venir et comment les prépares-tu ?
Dans peu de temps, les premiers tests pour les championnats d’Europe vont arriver, donc il va falloir être présent à ce rendez-vous important et puis faire son travail tout simplement pour que le calendrier s’éclaircisse un peu plus.
Pour ce qui est de ma préparation, je n’ai pas pris de vacances parce que les échéances arrivent très vite. Je me concentre beaucoup sur le travail de nouveaux mouvements pour espérer les présenter sur mes prochaines compétitions mais ça vous serez amené à le voir sur les différentes vidéos que je mettrai sur les réseaux sociaux (Rires).

Dans ton projet de sponsoring, tu évoquais des stages à l’étranger. Dans quel pays envisagerais-tu de faire tes stages à l’étranger ? A quel moment ? Des stages de combien de temps ? Qu’en pense la Fédération ?
J’aimerais partir dans beaucoup de pays mais ça demande un coût particulier bien-évidemment. Partir au Japon, aux USA ou en Chine serait exceptionnel mais pour l’instant ce nest pas possible. Dans un premier temps, j’aimerais partir en Angleterre, l’une des meilleurs nations mondiales. Puis j’aimerais beaucoup partir aux Pays-Bas, pour m’entraîner avec l’entraîneur d’Epke Zonderland (champion olympique, double champion du monde et d’Europe en barre fixe) avec qui j’ai déjà échangé sur cette éventualité. Son entraîneur a déjà regardé quelques vidéos sur les réseaux sociaux et m’a fait des retours positifs en disant qu’il serait intéressé de travailler avec moi, donc maintenant que les contacts sont pris, je suis entrain d’établir les périodes où je pourrais partir. J’aimerais partir sur des périodes de minimum deux semaines, pour que le travail soit vraiment intéressant et bénéfique. Partir moins longtemps, à mon sens, c’est inutile. La Fédération est très favorable à ma démarche, qu’ils trouvent saine, intéressante et importante pour aller vers la performance.

As-tu prévu des stages pour l’année 2017 ?
Comme je le disais juste avant, je pense partir aux Pays-Bas et en Angleterre, maintenant je suis entrain de caler les dates avec le calendrier sportif.

Merci à Edgar Boulet pour sa disposition et à vous, lecteurs et lectrices de Gym and News, pour vos questions. 

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