Top 12 GAF : A la découverte de l’Elan Gymnique Rouennais

Sixième du dernier Top 12, l’Elan Gymnique Rouennais vise le maintien cette saison et une place dans le Top 6 idéalement. Le point sur l’effectif avec Paco Castilla, le responsable technique du club.

Après avoir étudié de près les équipes qui seront présentes à Valenciennes, ce dimanche 12 mars, à l’occasion du Top 12 féminin, compétition qui regroupe les douze meilleures équipes du championnat français, Paco Castilla pense que son équipe se classera sixième ou septième. « Si dans chaque équipe, tout le monde réussit, on est un peu en dessous. Donc on ne peut pas viser le podium. Au mieux, je pense qu’on peut finir quatrième donc disons qu’on se situera entre la quatrième et la huitième place », analyse-t-il avant d’ajouter. « Pour moi, le podium sera composé de Meaux, Dijon et Avoine. Saint-Etienne risque de terminer quatrième. L’an dernier, Avoine avait les capacités pour terminer troisième mais ils sont passés à côté à la poutre et ça leur a coûté le podium ».

Cette saison, l’équipe de l’Elan Gymnique Rouennais sera composée de trois filles formées au club et de trois autres gymnastes qui s’entraînent à l’INSEP pour deux d’entre-elles et en Pôle pour la troisième. « Cette année, nous perdons Youna Dufournet qui a arrêté le haut-niveau. Notre équipe sera donc composée de Sheyen Petit, Anne Kuhm, Oréane Lechenault, Jade Gillet, Naïs Gillet et de Jade Dole Plé. Nous sommes une équipe homogène, sans un agrès plus faible qu’un autre », explique le responsable technique, arrivé au club de Rouen en 1995.

Sheyen Petit 2
Sheyen Petit va faire ses débuts en Top 12 ce dimanche à Valenciennes. Photo Maryne Lesquelen

Nouvelle recrue du club, Sheyen Petit, pensionnaire du Pôle de Marseille, s’apprête elle à faire ses débuts en Top 12. « C’est une première pour elle, livre Paco Castilla. Je l’ai souvent au téléphone et elle m’a confié être un peu stressée. C’est normal. Mais elle a vraiment hâte de bien faire. Matcher en Top 12 va lui permettre de s’aguerrir. Et puis, elle retrouvera Anne et Oréane qui seront un peu des repères pour elle car elles se connaissent (Sheyen et Oréane s’entraînaient toutes les deux au Pôle de Toulon l’an dernier, NDLR). Jade Dole Plé fera également ses débuts en Top 12″. Deux baptêmes qui se feront donc à Valenciennes, ce dimanche 12 mars.

Mais avant de faire signer Sheyen Petit à l’Elan Gymnique Rouennais, Paco Castilla s’est assurée que le reste de l’équipe soit d’accord. « Sheyen était à la recherche d’un club et ses parents m’ont appelé pour me dire qu’ils étaient intéressés par notre projet. Souvent, j’entends dire que le club de Rouen est riche et que c’est pour ça qu’on peut faire signer des gyms mais ce n’est pas moi qui vais chercher les filles ! Les gyms qui décident de matcher pour Rouen sont intéressées par notre projet et par notre esprit de famille. Par exemple, nous sommes un club qui continuent de suivre les gyms dans leur reconversion, ce n’est pas le cas dans tous les clubs, mais pour nous c’est primordial. Moi, de mon côté, je recherche une cohésion d’équipe afin qu’il y ait une bonne ambiance. J’essaie que toutes les filles puissent s’entendre car c’est très important et je les ai toutes très souvent au téléphone pour savoir comment elles vont. On ne parle pas uniquement de gym, on parle de tout. Nous sommes une vraie famille », confie-t-il.

Ce dimanche, à Valenciennes, l’équipe de l’EGR visera donc le Top 6. « Je dis toujours aux filles que l’essentiel, c’est de se battre. L’adversaire, ce ne sont pas les autres équipes, non, notre plus grand adversaire, c’est nous-même. Et si on rate une compète, c’est qu’il faudra continuer de travailler à l’entraînement. Si le résultat ne suit pas mais qu’on a donné le meilleur de nous-même, c’est le principal. Voilà l’esprit que je porte. C’est ma conception », sourit-il.

Oréane Lechenault
Membre de l’équipe de France aux Jeux Olympiques de Rio, Oréane Lechenault sera, avec Anne Kuhm, la gymnaste la plus expérimentée de l’équipe. Photo EGR

Quant à la nouvelle formule du Top 12 qui sera mise en place dès la saison prochaine avec des systèmes de duels comme c’est déjà le cas chez les masculins, le responsable technique du club rouennais estime que « c’est une très bonne chose ». Et de préciser : « Ce sera également intéressant pour les partenaires financiers car il y aura désormais quelques compétitions à domicile donc ils auront une meilleure visibilité. Mais c’est vrai que pour les petites structures, cette nouvelle formule risque de ne pas être évidente. Nous, nous avons la chance d’être aidé au niveau du département et de la région donc ça aide. Mais sinon, c’est une très bonne chose pour la gymnastique car cela permettra de rendre les compétitions plus lisibles et plus attrayantes. Un néophyte aura plus de facilité à comprendre le résultat avec une gagnante par duel ».

Mais pour l’heure, l’EGR se concentre sur ce dernier Top 12, qu’on pourrait qualifier d’ancienne génération. Toutes les filles de l’équipe se retrouveront, samedi à Valenciennes, pour un entraînement commun en salle d’échauffement. Ensuite, il n’y aura plus qu’à faire le job… et aller chercher les 200 points, moyenne de points généralement obtenues par les Rouennaises en Top 12. « Même quand on a été champion, on était autour des 200 points. C’est notre moyenne donc on va viser le maintien et cette barre des 200 points. Mais je suis vraiment content de notre équipe« , conclut-il.

Charlotte Laroche pour Gym and News

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