Soupçons d’agressions sexuelles sur des centaines de gymnastes, la Fédération américaine au coeur d’un scandale

Selon le quotidien américain Indianapolis Star, près de 400 jeunes gymnastes auraient été victimes d’agressions sexuelles au cours de ces vingt dernières années.

Pour l’heure, les accusations ne sont qu’hypothétiques mais les révélations du quotidien américain Indianapolis Star éclaboussent la Fédération américaine de gymnastique. Selon lui, et après une longue enquête menée comme le révèle l’AFP, au moins 368 jeunes gymnastes auraient été victimes de viols ou d’agressions sexuelles commis par des entraîneurs et des dirigeants au cours des vingt dernières années.

Dans un article publié vendredi par Le Parisien, on apprend par exemple qu’une gymnaste de 12 ans aurait été agressée par un coach olympique lors de sessions de « thérapie », qu’une autre de 14 ans se serait livrée à des relations sexuelles quotidiennes avec son entraîneur ou encore qu’un enfant de 6 ans aurait été photographié nu à son insu.

Au total, ce serait plus d’une centaine d’adultes, entraîneurs ou propriétaires de centres d’entraînement qui seraient mis en cause dans des affaires à caractère sexuel. De son côté, l’Indianapolis Star accuse également la Fédération américaine d’avoir fait preuve de « négligence coupable » dans toutes ces affaires puisque dans certains cas, certains entraîneurs accusés de violences sexuelles avaient été transférés dans un autre club ou centre d’entraînement. Le quotidien américain évoque par exemple le cas d’un coach licencié de six clubs dans quatre Etats mais parvenant néanmoins à décrocher un septième emploi dans un nouveau club qui ignorait tout de ces accusations.

Suite à ces accusations, la Fédération américaine se défend de son côté en en précisant que certaines victimes citées dans l’enquête publiée par l’Indianapolis Star n’appartenaient pas toutes à un club qu’elle reconnaissait officiellement ajoutant également que « rien n’est plus important que la protection des sportives et sportifs ».

Retrouvez l’article complet de l’Indianapolis Star ici 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Merci d'inscrire votre commentaire !
Merci d'indiquer votre nom