Nouveau Top 12 chez les masculins : pourquoi ce changement ?

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Une nouvelle formule du Top 12 va être mise en place pour cette saison 2016-1017 chez les masculins avec un système où douze équipes vont s’affronter sous forme de duels. Mais pourquoi ce changement ? Et pourquoi seuls les masculins sont-ils concernés par ce nouveau Top 12 ? Thierry Klein, DTN adjoint (pratiques compétitives), nous donne quelques éléments de réponse.

Clubs et fédérations travaillent depuis maintenant trois ans sur cette nouvelle formule du Top 12. Tous étaient unanimes quant à ce besoin et cette envie de changement avec une volonté de rendre les compétitions plus attractives, plus dynamiques et plus faciles à comprendre pour le public, notamment pour les amateurs de gym non chevronnés. Trois années de discussion qui ont débouché sur ce nouveau Top 12 (lire le déroulement ici) et qui, pour le moment, ne concerne que les masculins. « La démarche s’est construite avec les clubs. Tout le monde était d’accord sur le fait qu’il fallait changer le système de compétitions. Les clubs avaient également cette volonté de matcher chez eux. Grâce aux rencontres à domicile, la gym pourra faire parler d’elle à l’échelle locale, c’est une bonne chose« , explique Thierry Klein, DTN Adjoint.

En augmentant le nombre de compétitions sur une année, c’est également une manière d’améliorer le niveau français en gymnastique. « Les gyms ont désormais cette possibilité de se trouver en situations compétitives plus fréquemment avec des contraintes assez réduites puisque, par rencontre, seuls trois agrès sont présentés. C’est pour cette raison que nous avons choisi ce type de formule. Un gym de haut-niveau qui n’est pas forcément en forme à une période de l’année pourra tout de même participer à la rencontre car, au maximum, il n’aura que trois agrès à présenter et non six », analyse-t-il.

Une nouvelle formule qui laisse également une certaine souplesse. Chaque club va devoir fournir très prochainement une liste de départ où il est possible de mettre jusqu’à 30 gyms. Seuls les gyms mentionnés sur cette liste de départ pourront alors prendre part à la compétition sur le reste de l’année. « Ensuite, le mardi précédant chaque rencontre, les clubs devront nous fournir une liste de huit gyms. Seuls ses huit gyms pourront alors participer à la rencontre du week-end qui suivra. Sur les huit, tous ne passeront peut-être pas, après c’est le club qui choisira qui passera et qui passera où », éclaire le DTN adjoint avant d’ajouter : « Et il faut savoir que, sur chaque agrès, le club ne pourra aligner qu’un seul gym non formé localement. Donc au maximum, sur une rencontre, seuls trois non GFL pourront matcher. »

Le secteur féminin aura également son nouveau Top 12 dès la saison prochaine.

Si cette nouvelle formule semble faire l’unanimité auprès des clubs et des gyms, ravis de faire plus de compétitions sur une année, elle ne concerne pour le moment que les masculins. « C’est un gros changement qu’on a opéré et l’envie de changement était un peu plus prononcé en GAM. Avec les contraintes de déplacement (les masculins étant souvent plus âgés), il semblait plus simple de d’abord tester cette formule avec eux. Mais le secteur féminin aura également son nouveau TOP 12 dès la saison prochaine. Nous sommes déjà en train de travailler avec les clubs. La formule ne sera peut-être pas totalement identique car comme il n’y a que quatre agrès en GAF, c’est moins attractif de faire une rencontre avec seulement deux agrès mais on restera sur le même système de duels avec une phase de poules, des demi-finales et une finale. Pour le moment, on réfléchit, tous ensemble, à la manière dont on pourrait organiser cela en tenant compte des spécificités de tout ce qui entoure la gymnastique féminine« , confie-t-il.

Avec un rythme de compétitions plus intenses, les gymnastes de l’équipe de France -notamment- ne seront-ils pas plus fatigués ? Une interrogation qui est revenue assez souvent sur les réseaux sociaux. Le DTN adjoint précise alors : « Les rencontres auront lieu à une période où il y a très peu de compétitions internationales (les phases de poule se déroulant en octobre, novembre et décembre, retrouvez le planning détaillé ici) et puis c’est en faisant des compétitions qu’on apprend à maîtriser la compétition. » C’est également en faisant des compétitions qu’on apprend à mieux gérer la pression et c’est également une bonne manière de se tester en conditions réelles et plus uniquement à l’entraînement.

Enfin, quelques pistes sont déjà en train d’être étudiées concernant la saison prochaine. GAM et GAF confondues. « On réfléchit à mettre en place un système qui permettrait aux équipes qui ne sortent pas des poules de jouer tout de même quelque chose ensuite, livre Thierry Klein. Par exemple, si seules les premières équipes des poules se qualifient pour les demi-finales, les deuxièmes pourraient ensuite jouer la cinquième, sixième, septième et huitième place lors d’autres rencontres et les derniers de chaque poules joueraient quant à eux la descente. Mais tout cela n’est que projet. Pour le moment, nous allons voir si ce nouveau concept se passe bien et on ajustera certainement quelques petites choses la saison suivante. Mais il faut laisser le temps à cette formule de se mettre en place pour qu’elle puisse vivre. »

Propos recueillis par Charlotte Laroche pour Gym and News

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3 Commentaires

  1. Article très intéressant.
    Très bonne nouvelle ce TOP 12: les gymnastes pourront se confronter davantage et ainsi apprendre à gérer sur le « tas » le stress d’une compétition.
    Sur un plan médiatique aussi puisqu’on pourra suivre les gymnastes plus souvent au cours d’une année.
    J’espère que pour les filles ce changement se fera également rapidement.

    • Merci Martine pour ce commentaire très pertinent. En effet, ce nouveau TOP 12 est très positif sur plusieurs points, notamment ceux que vous avez évoqués. D’ailleurs, dans l’ensemble, les gyms sont ravis de cette nouvelle formule.

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