Louise Vanhille : « Quand je suis bien, rien ne peut m’arrêter »

Peu épargnée par les blessures, Louise Vanhille, vice-championne en titre au sol, revient de loin. Touchée aux deux chevilles en janvier dernier et forfait de dernière minute aux championnats d’Europe, début juin, en raison de douleurs au dos, la Dunkerquoise de 17 ans a trouvé les ressources pour faire son retour juste à temps et décrocher ainsi son ticket pour Rio. Une sélection olympique qui confirme tout son talent. Entretien.

Gym and news : Louise, vous venez d’être sélectionnée pour les Jeux Olympiques, comment avez-vous appris la nouvelle ? 
Louise Vanhille : J’étais au téléphone avec ma mère et en même temps je vadrouillais sur les réseaux sociaux. C’est à ce moment-là que je suis tombée sur le communiqué de presse de la Fédération et que j’ai vu mon nom sur la liste. J’étais super contente, c’est une belle récompense. Ma mère a vécu ma joie en direct ! J’étais tellement contente . Je n’ai pas pleuré mais j’étais très émue.

Après votre blessure aux deux chevilles en janvier, y-a-t-il un moment où vous avez perdu espoir ? Où vous vous êtes dit que les Jeux Olympiques, ce ne sera pas pour cette fois ? 
Je suis passée par tous les états. En janvier, juste après ma blessure, je n’y croyais plus du tout. Et puis quand j’ai commencé à revenir, j’ai recommencé à y croire. Surtout lorsque j’ai su que j’étais sélectionnée pour participer au Test Event. Après mon forfait pour les championnats d’Europe, je n’ai jamais perdu espoir. Rien n’était perdu mais je ne voulais pas non plus trop y croire afin de ne pas avoir de faux espoirs.

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Comment avez-vous vécu votre forfait de dernière minute aux Championnats d’Europe, fin mai ? 

Sur le moment, j’étais très déçue. Je m’en voulais. Mais avec le recul, je me dis que c’était le bon choix car mon état ne m’aurait pas permis de disputer la compétition. Je n’arrivais pas à travailler normalement, ça pouvait devenir dangereux. J’ai été forfait par précaution et ça m’a permis d’être présente sur les quatre agrès aux championnats de France, donc je ne regrette rien.

Quel bilan tirez-vous des championnats de France ? 
Il y a du positif et du négatif. Déjà, j’étais très contente de pouvoir faire les quatre agrès. Et puis, tout s’est très bien passé au sol ce qui m’a permis de devenir vice-championne de France. Je suis contente ! Par contre, je suis déçue car je suis tombée en poutre et, en barres, sur les deux jours, je n’ai pas réussi à passer mes mouvements comme je le voulais.

Les championnats de France étaient une étape décisive dans la course aux Jeux, comment avez-vous vécu la pression ? 
Pour moi, c’était une compétition comme les autres. J’étais déjà très contente d’être là et de pouvoir faire les quatre agrès. Avant la compétition, j’étais dans ma bulle car la tête joue beaucoup avec moi ! Quand je suis négative, ça se ressent sur mon travail. Alors que quand je suis bien, rien ne peut m’arrêter. J’ai les dents qui traînent pas terre (rires). Les deux dernières semaines avant les championnats de France, j’étais vraiment dans cet état d’esprit là.

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Quels seront vos objectifs à Rio ? 
Je veux me faire plaisir avant tout ! J’aimerais bien qu’on fasse une bonne place en équipes, on a une belle équipe, très soudée, on est une grande famille.

Et une finale par appareil, pensez-vous que c’est abordable ? 
On verra. J’aimerais bien entrer en finale aux barres, c’est sûr, mais je sais que ça sera compliqué. Le niveau est très élevé sur cet agrès. On réfléchit stratégiquement avec Marie (Marie-Angéline Colson, directrice technique du Pôle de Saint-Etienne, NDLR) pour voir quel mouvement je vais présenter.

Vous allez disputer un match contre la Roumanie, le 9 juillet prochain, avec l’équipe de France, quelles ont été les consignes ?
Pour l’instant, on n’a pas eu de consignes. Je pars demain, jeudi, pour Avoine-Beaumont, pour un stage de préparation avec toute l’équipe. Pour le reste, on verra sur place.

L’attente jusqu’au départ pour le Brésil ne va pas être trop longue ? Vous n’êtes pas trop excitée ?
Pour l’instant je ne veux pas trop y penser afin de me concentrer sur ma préparation. Mais quand je vais commencer à y penser, je vais être très pressée et excitée à l’idée de disputer les Jeux Olympiques ! C’est certain. C’est le rêve de tout sportif !

Propos recueillis par C.L. pour Gym and news

Redécouvrez les championnats de France de Louise Vanhille, pensionnaire du Pôle de Saint-Etienne :

 

 

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