L’interview décalée de Samir Aït Saïd : « On m’arrête dans la rue maintenant »

On l’avait quitté sur une civière à Rio après sa lourde blessure contractée au tibia lors des Jeux Olympiques. Depuis, on le voit conquérant sur ces différentes publications sur les réseaux sociaux, bien décidé à être remis sur pied pour les championnats d’Europe qui se dérouleront en avril prochain à Cluj, en Roumanie. Entre deux séances de rééducation, ses cours et ses stages en tant qu’étudiant kiné, le spécialiste français des anneaux se prête au jeu de l’interview décalée. L’occasion de le découvrir autrement et d’en apprendre un peu plus sur lui.

Gym and News : Si vous n’aviez pas fait de gym, quel sport auriez-vous pu faire ? 
Samir Aït Saïd : J’aurais fait des sports de combat, de la boxe ou du MMA. J’en pratique depuis 14 ans pendant mon temps libre. J’ai quelques amis boxeur professionnel donc je mets les gants avec eux. Je m’éclate.

Quand vous vous regardez dans le miroir, que voyez-vous ?
Je dirais que je vois quelqu’un qui est déterminé à réussir sa vie professionnelle et sportive.

Votre principal qualité ?
Je suis quelqu’un d’acharné.

Votre principal défaut ?
Je veux tout trop vite.

Un défaut inavouable ?
Je ne peux pas le dire ça (Rires). Blague à part, je dirais gourmand.

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Comment vous définiriez-vous en trois mots ?
Bosseur, poli et sportif.

Si vous étiez un animal, vous seriez ?
Un lion. Quand il a une idée en tête, il ne l’a pas ailleurs.

Le matin, vous êtes de bonne humeur ou ronchon ?
Je suis de bonne humeur… sauf quand on me réveille et qu’on me crie dessus (Rires).

Maniaque ou bordélique ?
Bordélique.

Vous cuisinez un peu ?
Oui ça m’arrive. Mais je ne fais que des choses basiques.

Votre destination de rêve pour les vacances ?
Même si j’y suis déjà allé, je dirais les Bahamas.

 

Le moment de la journée qui vous correspond le mieux ?
Le soir quand je rentre chez moi et que je n’ai plus rien à faire. C’est un vrai kiffe. Surtout en ce moment car je cours partout. Entre ma rééducation, les cours et les stages, je n’arrête pas.

Plutôt film ou série ?
Normalement plutôt film mais là je dirais plutôt série car il y a la dernière saison de The Walking Dead qui est sortie.

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La famille pour vous ?
C’est sacré ! C’est une priorité.

Votre meilleur souvenir ?
Quand j’ai gagné la Coupe du monde de Paris-Bercy (en 2010, NDLR) et puis quand ma petite soeur a obtenu son diplôme d’infirmière en juin dernier.

Votre plus grande déception ?
Les Jeux de Rio.

Un regret ?
Mmmm… Je ne sais pas… Je n’ai rien qui me vient là.

Votre marque de vêtement préférée ?
Adidas

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A l’entraînement, ce que vous aimez le moins ?
Les barres parallèles et la barre fixe. Depuis que je suis gamin, je n’aime pas ça. Quand j’avais 10 ans, je me disais « plus tard, j’arrêterai ces deux agrès. Je n’en ferai plus ».

Une petite anecdote de compétition ?
Cette année, aux championnats de France. Avant la finale aux anneaux, juste avant de rentrer sur le plateau, je me rends compte que ma manique est en train de casser ! Je n’avais qu’une paire de manique neuve donc j’ai dû faire mon mouvement des Jeux avec une manique toute neuve. Je n’étais pas mais alors pas serein du tout. Et finalement tout s’est bien passé.

Les images de votre blessure à Rio ont fait le tour du monde, avez-vous l’impression qu’on vous reconnaît plus qu’avant dans la rue ?
Oui, il y a eu grande différence par rapport à avant ! On m’arrête dans la rue maintenant. Même des patients me parlent de ma blessure et de ma jambe en Z.

Pour vous le bonheur parfait, c’est ?
Etre en bonne santé, épanoui et vivre la vie à 100%

Dans cinq ans comment vous voyez-vous ?
Je me vois en train d’exercer ma profession (kiné) dans un cabinet, à Antibes. Ce serait aussi ma dernière année de gym.

Propos recueillis par Charlotte Laroche pour Gym and News

 

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