Les seniors féminines en test à Saint-Etienne

Après les masculins, c’était au tour des féminines de disputer un premier test de sélection en vue des championnats d’Europe qui se dérouleront du 10 au 14 avril prochain en Pologne. La sélection devrait être annoncée ce mercredi par la Fédération.

Au total, elles étaient 14 (Sheyen Petit, Léa Marques, Lorette Charpy, Mélanie De Jesus Dos Santos, Juliette Bossu, Aline Friess, Marine Boyer, Coline Devillard, Oréane Lechenault, Morgane Osyssek, Alisson Lapp, Julia Forestier, Claire Pontlevoy et Carolann Heduit) à se succéder sur un ou plusieurs agrès devant les juges à l’occasion de ce premier test de sélection organisé à Saint-Etienne. Ouvert au public, le test a malheureusement attiré peu de spectateurs. Un test qui a en revanche une nouvelle fois permis de mettre en avant la belle cohésion qui règne au sein du collectif France senior malgré l’appartenance des gyms à leur pôle respectif.

Parmi les gymnastes alignées sur les 4 agrès, Lorette Charpy a pris la tête du classement à la suite d’un tour sans chute qui lui a permis de totaliser 53.3 points. Lorette qui participera à un stage à l’INSEP dès ce lundi aux côtés de Simone Biles avant de s’envoler pour disputer une étape de coupe du monde de Stuttgart, ces 16 et 17 mars. Pour ses premiers pas en senior, la sociétaire du club d’Avoine-Beaumont Carolann Heduit prend la deuxième place du classement. Léa Marques, qui ne cesse de monter en puissance, se classe 3eme. « Je suis contente car le test s’est bien passé pour moi. Je fais un match sans chute et je suis contente de mes barres et de mon saut » , sourit la pensionnaire du Pôle de Marseille. Et de préciser : « En revanche, je suis un peu plus déçue de ma poutre car j’ai fait pas mal de déséquilibres. » Sheyen Petit se classe 4eme et Aline Friess, 5eme.

Gênée par une blessure à la main, Mélanie De Jesus Dos Santos n’a été alignée que sur 3 agrès. Elle n’est pas passée aux barres. Juliette Bossu, toujours diminuée par sa blessure aux genoux, n’a présenté que les barres. Un test compliqué pour la pensionnaire du pôle de Saint-Etienne qui a chuté et réalisé quelques erreurs sur son agrès de prédilection. À noter également l’absence de Célia Serber qui a disputé l’American Cup le week-end dernier et qui a été exemptée de test.

Marine Boyer est quant à elle uniquement passée à la poutre. Malgré quelques déséquilibres et quelques liaisons manquantes, la vice-championne d’Europe 2016 et médaillée de bronze en 2018 a réalisé une poutre sans chute confirmant ainsi une nouvelle fois son statut de leader à cet agrès avec cette possibilité de se hisser sur les podiums internationaux. Marine qui participera à la coupe du monde de Bakou dès ce jeudi 14 mars aux côtés de Coline Devillard (Samir Aït Saïd, Loris Frasca, Cyril Tommasone et Edgar Boulet seront également alignés côté masculin, NDLR). Coline Devillard qui s’est d’ailleurs une nouvelle fois démarquée au saut lors de ce test de sélection avec une lune vrille et demi bien maîtrisée, avec une très belle hauteur. De bon augure à quelques jours de Bakou. La championne d’Europe 2017 au saut est egalement passée à la poutre et au sol.

Ce test a également été l’occasion de revoir Oréane Lechenault, membre de l’équipe olympique en 2016 à Rio, au sein du collectif France. Après une saison très compliquée en raison de blessures au pied puis au dos, la pensionnaire de l’INSEP, qui a d’ailleurs validé son ticket pour les championnats de France élite lors de son dernier match du Top 12 avec son club de Rouen, a pu reprendre ses marques au sein du collectif senior. « Le test s’est bien passé, se réjouissait-elle d’ailleurs à la fin du test. Je suis fière de moi. » Autre retour, celui d’Alisson Lapp, également diminuée par de nombreuses blessures au pied la saison dernière et qui a dû une nouvelle fois faire face à un pépin physique. « Physiquement c’était dur car depuis la reprise, j’ai une inflammation au tendon d’Achille qui m’a une fois de plus obligée à réduire mes entraînements sur les jambes. Mais maintenant ça va mieux donc ça fait du bien ! », confie-t-elle avant d’ajouter : « J’avais pour objectif de faire mon tour des 4 réussis, de montrer de quoi j’étais capable et de refaire mon sol et ma vrille au saut. Au final, je suis assez mitigée sur mon test même si c’est plutôt positif. Je suis en revanche très déçue de mes barres où je fais deux erreurs très bêtes que je n’ai pas l’habitude de faire (Alisson a chuté sur sa bascule équi, et en pieds mains, elle n’a pas posé les pieds donc a fait un arrêt, NDLR). Mais je suis plutôt satisfaite du reste, surtout d’avoir réussi au saut et au sol malgré une courte préparation. Je suis assez déçue de mes notes mais ça me montre qu’il faut encore que je travaille, notamment sur les détails. »

Ce test marquait également l’entrée en lice des nouvelles seniors comme Carolann Heduit, Aline Friess, Claire Pontlevoy ou encore Julia Forestier. Si Carolann Heduit est parvenue à se hisser à la deuxième place du classement grâce à de grosses Dif, les autres jeunes seniors ont pu se tester aux côtés de leurs aînées et poursuivre leur apprentissage afin de tenir leur rang au sein de leur nouvelle catégorie. À l’image par exemple d’Aline Friess qui a montré une bonne progression, présenté 2 nouveautés au sol, le tendu double avant et le halfin, et qui a pu présenter les 4 agrès malgré une blessure à l’épaule qui a perturbé sa préparation. « Je suis déçue d’avoir fait deux chutes (Aline a chuté sur son salto avant en poutre et sur son tendu double avant au sol, une nouveauté, NDLR) mais je suis contente d’avoir fait les 4 agrès car j’ai eu une blessure à l’épaule début janvier. Ce test me motive davantage pour la suite de l’année« , analyse la pensionnaire du Pôle de Saint-Etienne qui se classe 5eme avec un total de 49.1 points.

Désormais, les gyms doivent attendre le verdict pour connaître la sélection pour les championnats d’Europe qui se dérouleront du 10 au 14 avril prochain à Szczecin, en Pologne. Des championnats d’Europe par spécialités, au cours desquels il n’y aura donc pas de concours par équipes. Au total, la France peut envoyer jusqu’à 4 féminines (et 6 masculins).

Charlotte Laroche avec Aurélie Pailler, correspondante sur place 

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