Les faits marquants de l’année 2018

En cette période de fin d’année, l’heure est aux bilans. Quels ont été les principaux faits marquants de cette année 2018 ? Voici une liste non-exhaustive des moments phares de ces 12 derniers mois…

 

Mélanie de Jesus Dos Santos sur le toit de l’Europe 

2018 a incontestablement été l’année de Mélanie De Jesus Dos Santos. Véritable pépite de la gymnastique française, la pensionnaire du Pôle de Saint-Etienne poursuit son ascension laissant toujours un peu plus son empreinte dans l’histoire du sport français mais également dans celle de la gymnastique internationale. Médaillée d’or au sol aux championnats d’Europe de Glasgow, Mélanie s’est offert la Une du journal de l’Équipe. Quelques mois plus tard, lors des championnats du monde de Doha, elle s’invite dans le Top 6 en finale du concours général, manquant le podium pour quelques dixièmes de points. Une année 2018 chargée, pleine de moments forts.

Revivez le sol de Glasgow en cliquant ici

 

Les championnats d’Europe de Glasgow

Médaille d’argent au concours par équipes en GAF remportée par Mélanie De Jesus Dos Santos, Marine Boyer, Juliette Bossu, Coline Devillard et Lorette Charpy ; médaille de bronze au concours par équipes en GAM remportée par Cyril Tommasone, Julien Gobaux, Axel Augis, Loris Frasca et Edgar Boulet ; médaille de bronze de Marine Boyer à la poutre ; médaille d’or de Mélanie De Jesus Dos Santos au sol ou encore médaille de bronze aux barres en junior pour Carolann Heduit, les championnats d’Europe de Glasgow ont souri au clan tricolore. Une compétition qui a permis à la France de revenir sur le devant de la scène internationale lors du concours par équipes confirmant ainsi son ascension (notamment du côté des féminines qui ont flirté avec le titre européen), à quelques mois des championnats du monde de Stuttgart, qualificatifs pour les Jeux Olympiques de Rio.

Retrouvez tous les résultats de ces championnats d’Europe en cliquant ici 
Retrouvez le bilan de Véronique Legras-Snoeck en cliquant ici
Retrouvez le bilan d’Eric Hagard en cliquant
ici 

 

La finale mondiale par équipes des féminines à Doha 

L’équipe de France féminine ne s’était plus invitée en finale mondiale du concours par équipes depuis 2007. Onze ans après, Mélanie De Jesus Dos Santos, Marine Boyer, Juliette Bossu, Louise Vanhille et Lorette Charpy entraient dans l’histoire en se classant 5eme, égalant ainsi le record détenu depuis 1997 par Elvire Teza, Isabelle Severino, Cécile Canqueteau, Ludivine Furnon, Magalie Ruffato et Emilie Volle. Une cinquième place prometteuse qui permettait à cette nouvelle génération de gymnastes particulièrement talentueuses de confirmer leur deuxième place acquise quelques mois plus tôt, à Glasgow, avec leur magnifique titre de vice-championne d’Europe par équipes.

Retrouvez le bilan de Marine, Juliette et Léanne en cliquant ici (lien réservé aux abonnés)
Retrouvez le bilan de Paul Degouy en cliquant ici (lien réservé aux abonnés)

 


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L’absence de Samir Aït Saïd aux championnats du monde

Il était attendu par beaucoup et attendait également sa sélection pour les championnats du monde de Doha. Grande chance de médaille aux anneaux, Samir Aït Saïd n’a finalement pas été retenu pour s’envoler pour le Qatar. Une sélection qui a fait débat et que beaucoup ne comprenait pas. Retour sur ce moment marquant de cette année 2018, sur les raisons du choix de la sélection et sur la réaction de Samir à la suite de l’annonce de la sélection en cliquant ici (lien en libre accès)

 

La suspension de Zachari Hrimèche

C’est l’affaire qui a secoué le monde de la gymnastique en cette année 2018. Celle qui a fait couler beaucoup d’encre, qui a entraîné beaucoup de rumeurs et quelques critiques parfois virulentes… En mai dernier, nous apprenions que Zachari Hrimèche, Killian Mermet et Antoine Pochon étaient suspendus par la Fédération pour une durée de 6 mois à la suite de problème de comportement. Une suspension qui les privait des championnats de France élite, de stages avec le collectif France et de compétitions internationales sous les couleurs de la France. Tous les trois exclus de l’INSEP le temps de cette suspension,  Zachari Hrimèche a su rebondir en Angleterre en rejoignant le club de South Essex, en périphérie de Londres. Club où s’entraîne par exemple le double champion olympique et double champion du monde, Max Whitlock. Antoine Pochon et Killian Mermet ont quant à eux rebondi au sein de leur club, à Clamart. Sérieux et appliqués à l’entraînement, ils n’ont cessé de progresser avec cet objectif de retrouver leur place au sein du collectif France.
Élément fort du collectif France, Zachari Hrimèche perdait avec cette suspension tout espoir de qualification pour les championnats d’Europe et du monde. Pourtant, grâce à un bon comportement et une remise en question qui avait satisfait la direction technique nationale, le sociétaire de Vélizy a vu sa sanction levée de manière prématurée participant ainsi à la dernière phase de sélection pour les Mondiaux de Doha. Dans une interview accordée à la Fédération, Kevinn Rabaud, le DTN, expliquait en effet que la sanction dont faisait l’objet Zachari était « à vocation pédagogique » avant d’ajouter : « Ce que souhaite la Direction Technique Nationale est que chacun des athlètes concernés comprennent la portée de leurs actes […]. Zachari a démontré sa détermination à travailler au service du collectif. Il est parti s’entraîner au Royaume-Uni, à ses frais […]. C’est un signe de maturité que je salue et sa volonté de revenir a rencontré un écho favorable dans la Direction Technique Nationale. Au regard des efforts consentis et de sa volonté manifeste de réintégrer les équipes de France, ainsi que ses diverses déclarations relatives à sa prise de conscience, la décision a été prise de lever les sanctions et de le mettre à disposition de l’équipe de France ». 

Retrouvez très prochainement des nouvelles de Zachari Hrimèche dans une interview exclusive.

 

La blessure aux genoux de Juliette Bossu

Fin février, Juliette Bossu annonçait être contrainte au repos forcé pour une période de 3 mois minimum en raison d’une fissure découverte sur chaque tendon rotulien. Une blessure qui pouvait alors remettre en cause sa possible sélection pour les championnats d’Europe de Glasgow, premier grand rendez-vous international de l’année. Obligée de limiter les entraînements au sol, à la poutre et au saut, la pensionnaire du Pôle de Saint-Etienne se spécialise alors aux barres. Des entraînements intenses, sérieux et appliqués qui lui permettent d’augmenter considérablement sa note de départ à cet agrès et de lui ouvrir la porte de la sélection pour les Europe, les Internationaux de France puis les championnats du monde. Une fin de saison intense, éprouvante mais particulièrement enrichissante qui lui a notamment permis de s’imposer aux barres aux Internationaux de France, de décrocher l’argent par équipes aux championnats d’Europe de Glasgow et d’atteindre le Top 5 par équipes aux championnats du monde de Doha. Désormais, et afin de soigner ses genoux, Juliette est une nouvelle fois contrainte au repos forcé. Depuis la Sainté Gym Show qui s’est déroulée début décembre, elle a eu de nouvelles infiltrations au niveau de chaque genou. Une fin d’année qui lui permet de souffler pour mieux revenir en 2019.

 

La fin de saison avortée de Célia Serber

Forfait pour les qualifications pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) puis pour les championnats d’Europe junior, Célia Serber est sortie des radars quelques semaines après les championnats de France élite, sans un mot. Une année 2018 compliquée pour l’une des plus grandes chances de médailles françaises en junior. Blessée au dos, l’ancienne pensionnaire du Pôle de Dijon a malheureusement dû écourter sa saison manquant ainsi les grands rendez-vous internationaux qui lui ouvraient les bras. À l’INSEP depuis la fin de l’été, Célia, désormais senior, a pu reprendre l’entraînement après avoir obtenu le feu vert des médecins, laissant derrière elle ce coup dur. Retrouvez très prochainement de ses nouvelles dans un article à paraître dans l’espace abonnés.

 

La blessure au visage de Lorette Charpy

Quelques semaines après son titre de vice-championne par équipes aux championnats d’Europe de Glasgow, Lorette Charpy se blessait lourdement au visage à la suite d’une mauvaise chute aux barres. Une blessure qui avait profondément ému les amateurs de gymnastique et qui l’avait empêchée de prendre part au stage organisée aux Etats-Unis avec Mélanie, Juliette, Coline, Marine et Louise dans le centre d’entraînement de Simone Biles, au Texas. Une semaine après son opération, fin août, elle revenait sur cet événement malheureux dans un article exclusif à retrouver en cliquant ici (lien en libre accès) 

 

2018, l’année des blessures

En plus des blessures citées précédemment (Juliette Bossu, Célia Serber et Lorette Charpy), l’année 2018 a été marquée par de nombreuses blessures. La blessure de Coline Devillard au pied contractée à quelques semaines des championnats du monde de Doha, l’opération de l’épaule d’Axel Augis à quelques semaines également des championnats du monde de Doha, la lourde blessure au genou de Mathias Philippe lors de l’entraînement sur podium des Jeux Méditerranéens, la blessure de Julia Forestier à la main à quelques jours des championnats d’Europe junior de Glasgow, la blessure de Paul Degouy au biceps le privant ainsi également des championnats d’Europe de Glasgow, la blessure au dos d’Oréane Lechenault l’obligeant à un arrêt forcé de tout entraînement pendant plusieurs semaines durant l’été après s’être difficilement remise d’une blessure à la cheville ou encore la commotion cérébrale de Quentin Bègue après une mauvaise chute à la fixe, la blessure d’Elies Rosières au poignet le privant ainsi d’une possible sélection pour les championnats d’Europe de Glasgow en junior ou la blessure à la cheville de Mathys Cordule pendant les Jeux Olympiques de la Jeunesse, la liste est loin d’être exhaustive mais prouve que les tricolores n’ont pas été épargnés. À l’image également des nombreux forfaits lors de la revue d’effectifs GAF : Mathilde Wahl (orteil), Taïs Boura, Salsabil Tounan (cheville), Maelys Eugène (coude), Elyzia Burtin (mollet), Kaylia Nemour (coude), Capucine Jezequel (coude). En espérant que 2019 soient moins traumatisantes pour les athlètes…

Retrouvez des nouvelles d’Oréane Lechenault dans un article exclusif, réservé aux abonnés (lire ici)

 


 

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La retraite de Louise Vanhille et son engagement au sein du Cirque du soleil

Louise Vanhille a annoncé début décembre lors du Sainté Gym Show, qu’elle mettait un terme à sa carrière afin d’intégrer le Cirque du soleil. Un nouveau départ pour la pensionnaire du Pôle de Saint-Etienne qui peut quitter l’univers de la gymnastique artistique la tête haute après une carrière bien remplie (lire ici – lien en libre accès).

 

L’arrêt du haut-niveau de Loan His

Blessée depuis les Jeux Olympiques de Rio, Loan His, l’une des meilleures gymnastes de sa génération, a annoncé mi-novembre qu’elle mettait un terme à sa carrière en raison de blessures à répétition. Une décision réfléchie qu’elle a prise afin de se préserver (lire ici) et qu’elle explique de manière plus détaillée dans une interview (un article réservé aux abonnés, lire ici).

 

La retraite soudaine de Baptiste Miette 

Le 29 août dernier, Baptiste Miette, pensionnaire du Pôle France de Lyon et membre du collectif France senior, annonçait sur son compte Instagram qu’il arrêtait définitivement la gymnastique sans donner plus d’explications. Quelques semaines après, il en expliquait les raisons dans une lettre ouverte publiée par l’intermédiaire du site (lire ici – lien en libre accès).

 

 

L’émergence de Loris Frasca

Avec Julien Gobaux, il est l’une des valeurs sûres de l’équipe de France masculine senior. Généraliste avec le saut en agrès de spécialité, Loris Frasca, pensionnaire du Pôle d’Antibes, a soigné ses différentes sorties internationales. Sa gym propre, pleine de finesse grâce à de belles lignes, sa qualité acrobatique et son explosivité font de Loris un gymnaste qui ne cesse de monter en puissance. Sérieux et appliqué, il gagne également en assurance au fil des années confirmant par la même occasion tout son talent au saut. D’ailleurs son palmarès tout au long de cette année 2018 sur son agrès de spécialité parle de lui-même : champion de France, médaillé d’or aux Jeux Méditerranéens et aux Internationaux de France, médaille de bronze à la coupe du monde de Cottbus et quatrième lors des championnats d’Europe, le natif de Forbach poursuit donc son ascension devenant ainsi un des piliers du collectif GAM senior.

 

Le 30eme titre d’Antibes en Top 12

Ils étaient favoris et ont confirmé leur statut de favori en s’imposant face à Sotteville en finale du Top 12 masculin décrochant ainsi leur 30eme titre de leur histoire. Avec Samir Aït Saïd, le « capitaine », Guillaume Augugliaro, le métronome, Loris Frasca, l’étoile montante de l’équipe de France senior, également valeur sûre de cette équipe antiboise, Kévin Antoniotti, « le félin qui retombe toujours sur ses pattes », Mathias Guillouard, « le jeune loup plein de fougue et difficilement contrôlable » et Matthieu Clarivet, « la force tranquille qui ne fait pas de bruit mais qui empile« , Antibes disposait d’un gros collectif permettant ainsi au club azuréen d’aller chercher un nouveau titre.

Retour sur les finales du Top 12 en cliquant ici 

 

Le départ forcé de Janna Mouffok de l’INSEP et son nouveau départ sous les couleurs de l’Algérie 

Chaque saison connaît son lot de départ et d’arrivée au sein des différentes structures de haut-niveau. Mais parfois, il arrive que certains départs soient plus compliqués. Forcée de quitter l’INSEP pour manque de résultats, Janna Mouffok pensait en avoir fini avec la gym mais a finalement sur rebondir du côté du club de Chenôve. Un nouveau départ pour la Franco-Algérienne qui représentera désormais l’Algérie lors des grandes compétitions internationales avec pour objectif : une qualification pour les Jeux Olympiques de Tokyo en 2020 (lire ici ). Janna qui est d’ailleurs actuellement en train de briller aux championnats arabes qui se tiennent actuellement à Marrakech, au Maroc. Médaillée d’or par équipes, médaille d’or au concours général, aux barres, au sol et d’argent à la poutre, la gymnaste de 17 ans débute parfaitement sa saison sous ses nouvelles couleurs.

Retrouvez également le bilan de Nadia Massé et Janna Mouffok après les Mondiaux de Doha ainsi que leur plan d’actions pour ces prochains mois (un article réservé aux abonnés) : lire ici 

 

La nomination d’un nouveau DTN

Fin novembre 2017, James Blateau, président de la FFG, demandait au Ministère des sports de mettre fin aux missions de Corinne Callon, directrice technique nationale depuis 2013. Cinq mois plus tard, en avril, la FFG annonçait le nom de son remplaçant : Kévinn Rabaud, ex DTN en boxe. Marié et père de 3 enfants, Kévinn Rabaud est en charge de coordonner la mise en place technique du projet fédéral avec pour mission principale de concentrer son action sur la nécessité d’atteindre les podiums internationaux dans la perspective des Jeux Olympiques de Tokyo, en 2020, avant de préparer ceux de Paris 2024.

 

—> Et vous ? Quels ont été vos faits marquants ? N’hésitez pas à laisser votre avis dans les commentaires, cette liste n’étant pas exhaustive.  

 

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