Léo Valentin : « Me projeter sur les Jeux de 2024, c’est beaucoup plus réaliste »

Il s’apprête à disputer sa première journée de championnat, ce samedi, avec son club de Noisy-Le-Grand face aux Enfants du devoir d’Oyonnax, pour le Top 12. Pour sa première année chez les seniors, partons à la découverte de Léo Valentin (17 ans), pensionnaire de l’INSEP depuis l’été 2015 et élève en Terminale ES.

Gym and News : Léo, peux-tu revenir sur tes débuts en gymnastique ?
Léo Valentin : J’ai débuté la gym à l’âge de 3 ans au club de Bussy-Saint-Georges. Mes deux frères en faisaient donc j’avais envie de faire comme eux et puis d’être meilleurs qu’eux (Rires). J’ai ensuite été détecté et, en septembre 2010, je suis entré aux Sports Etudes de Noisy-le-Grand. J’avais 11 ans. J’y suis resté pendant 5 ans et à l’été 2015, je suis rentré à l’INSEP.

Pourquoi avoir voulu entrer à l’INSEP ?
Tout se passait super bien à Noisy avec mon coach, Frédéric Jay. On avait une relation fusionnelle et je n’avais pas envie de partir. Mais avant d’entrer au lycée, je savais que le rythme allait devenir compliqué car je ne pouvais plus avoir d’horaires aménagés. J’ai donc fait une première demande pour entrer à l’INSEP sans trop y croire… Je pense que je n’étais pas encore prêt à ce moment-là à quitter mon club et mon coach. Cela a dû se sentir et ma demande a été rejetée. Pour mon année de Seconde, j’étais donc toujours en sports études à Noisy mais je manquais beaucoup de cours pour pouvoir aller m’entraîner comme je le voulais. Ce n’était plus possible pour moi de continuer comme ça donc j’ai fait une deuxième demande à l’INSEP. Cette fois-ci, j’y croyais et elle a été acceptée. J’entame ma deuxième année là-bas et tout se passe très bien. L’ambiance est vraiment cool et on a un bon groupe qui vit bien. Mais c’est vrai que dès que je peux, pendant les vacances, j’aime bien aller m’entraîner à Noisy.

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Que retiens-tu de ton entrée à l’INSEP ?
J’étais impressionné au début ! Je me suis tout de suite bien intégré mais au début je ne progressais pas. Il m’a fallu deux bons mois pour m’adapter et prendre mes repères.

Tu t’apprêtes à disputer ton premier match de la saison avec Noisy face à Oyannax, ce samedi, pour le Top 12. Que penses-tu de cette nouvelle formule ?
C’est une très bonne formule car il y a beaucoup de matchs dans l’année. C’est ma première année chez les seniors donc le fait d’avoir plus de compétitions est une très bonne chose.

Sur quels agrès vas-tu être aligné pour ce premier match du Top 12 ?
Sur les trois agrès, anneaux, parrallèles et sol.

Quels sont tes agrès et tes points forts ?
Le sol et le saut. J’aime bien les acrobaties et j’ai de bons repères dans les airs. Je suis un gym dynamique et je suis également quelqu’un de très perfectionniste. J’ai du mal à être content par ce que je fais.

Et tes points faibles ?
Les arçons ! J’ai du mal à être constant sur cet agrès. Je chutais beaucoup même. Donc je travaille beaucoup et je suis content car lors de la revue d’effectif, je ne suis pas tombé ! Le travail commence à payer. Le problème c’est que quand je bloque sur quelque chose, tant que je n’arrive pas à analyser et à comprendre le pourquoi du comment, je n’arrive pas à passer au-dessus. Une fois que j’ai trouvé, ça va mieux.

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Quels sont tes objectifs à court terme ?
C’est ma première année chez les seniors alors j’ai envie d’engranger un maximum d’expérience et mon objectif est de travailler dur pour augmenter mes notes de départ. Je ne me focalise pas sur telle ou telle compétition. Je préfère me concentrer sur mes entraînements et je travaille déjà de nouveaux éléments, sur tous les agrès. Au saut, j’aimerais présenter la lune double avant groupé assez rapidement en compète. Au sol, je travaille beaucoup de choses. C’est mon agrès fort et je sais qu’il faut taper du gros contenu et être très propre pour pouvoir espérer faire quelque chose sur la scène internationale.

Et à long terme, que vises-tu ?
Les Jeux Olympiques de 2024. Je sais que ça risque d’être un peu juste pour moi les Jeux de 2020. Me projeter sur les Jeux de 2024, qui sont dans huit ans, c’est beaucoup plus réaliste.

Propos recueillis par Charlotte Laroche pour Gym and News

2 Commentaires

  1. les participes passés accordés au féminin, pour un garçon ça fait « désordre ! Mais le principal c’est les résultats de ce jeune homme !

    • En effet, ça fait désordre ! En plus ils se trouvaient dès le début de l’article, dans la première réponse. Merci de les avoir pointés du doigt.

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