La GR française sera-t-elle de la fête à Tokyo ?

L'ensemble France. Photo Anh Viet Chau

Alors que 2020 vient de s’ouvrir, les événements majeurs sportifs de l’année se profilent
déjà à l’horizon. Un en particulier retient toutes les attentions : les Jeux olympiques.
Programmés à Tokyo (JPN) du 24 juillet au 9 août, ils attisent les convoitises. Car avant d’y
participer, il faut déjà parvenir à s’y qualifier.

En Gymnastique, différents quotas sont distribués : les championnats du monde 2018 ont marqué le début du système de qualification tandis que ceux de 2019 ont attribué de nouvelles places. Les championnats continentaux et la coupe du monde seront quant à eux décisifs cette année pour délivrer les ultimes sésames. Si les équipes de France de gymnastique artistique et de trampoline sont déjà assurées d’être du voyage (par équipe en GAF, par le biais de quotas individuels en GAM, NDLR), les Bleues de la rythmique doivent encore tout démontré.

Un mondial 2019 à oublier
Elles avaient pourtant de solides atouts à faire valoir. A Bakou (AZE), lieu des championnats du monde qualificatifs 2019, les gymnastes tricolores avaient de l’ambition. L’Ensemble France tout d’abord, fort d’une 9ème et d’une 8ème places en 2017 et 2018, espérait faire aussi bien, le Top 8 du concours général garantissant un ticket pour Tokyo. Kséniya Moustafaeva, olympienne en 2016, revenait certes de blessure, mais son expérience et son mental devaient lui permettre de figurer dans les 16 meilleures, classement synonyme de qualification. Mais il n’en fut malheureusement rien. L’Ensemble a payé une préparation compliquée marquée par différentes blessures et n’a pu faire mieux que 16ème, après une erreur sur l’exercice aux ballons sur un lancer en risque. Kséniya Moustafaeva, qui sortait tout juste d’un stage de préparation en Russie, filait droit vers Tokyo jusque dans les ultimes secondes de son dernier passage aux massues. Deux lâchers la rétrogradèrent à la 23ème place.

Kséniya Moustafaeva. Photo Anh Viet Chau

Les mois d’avril et mai 2020 s’annoncent décisifs
Les Françaises devront donc s’y reprendre pour espérer être à Tokyo en juillet prochain. Il
faudra pour cela figurer parmi les meilleures sur les dernières étapes qualificatives.
L’Ensemble France, qui compte dans ses rangs Astrid Rabette, Eloïse Marchon, Elisabeth
Rachid, Danaé Collard, Hélène Deconninck, Iliona Prioux, Chloé Sivadier et la jeune Célia
Joseph-Noël, fraîchement débarquée à l’INSEP, devra finir meilleur groupe à Kiev (UKR),
qui accueillera le championnat d’Europe de gymnastique rythmique à partir du 22 mai. Mais
l’enjeu est de taille : le pays hôte, pourtant grand prétendant à la qualification olympique, est passé à côté à Bakou l’an passé et ne s’est pas qualifié, après une 9ème place décevante.

La formation ukrainienne partira donc large favori à domicile. La Finlande, l’Ouzbékistan et
l’Allemagne, tous devant la France en 2019, auront également des atouts à faire valoir.
Kséniya Moustafaeva pourra également obtenir son précieux sésame à Kiev. Elle devra
pour cela terminer meilleure gymnaste du concours général parmi toutes celles non encore
qualifiées (cinq places seront en jeu sur tous les championnats continentaux prévus). Elle
pourra également tenter sa chance lors du circuit de coupe du monde, uniquement réservé
aux individuelles. Trois places seront attribuées selon les trois meilleurs résultats obtenus
lors des quatre étapes au programme, à savoir Pesaro (ITA), du 3 au 5 avril, Sofia (BUL), du 10 au 12 avril, Tashkent (UZB), du 17 au 19 avril, et Bakou (AZE), du 24 au 26 avril. Mai et avril s’annoncent donc à la fois passionnants et fatigants pour toutes les gymnastes en quête de qualification.

Eviter les disettes 2004 et 2008
La France n’a connu que deux éditions sans représentante depuis l’intégration de la
gymnastique rythmique aux Jeux olympiques : en 2004 (Athènes) et en 2008 (Pékin). Mais
depuis 2000, et l’édition de Sydney (AUS), aucun Ensemble tricolore n’a plus fait partie du
voyage. L’enjeu du championnat d’Europe et de la coupe du monde est donc encore plus
fort : renouer avec une participation complète de l’équipe de France. Nul doute que toutes
les gymnastes en préparation, qui s’entraînent actuellement à l’INSEP, ne mâchent pas
leurs efforts afin d’arracher leur qualification pour Tokyo. L’Ensemble France a d’ailleurs
totalement changé ses compositions aux ballons et aux massues / cerceaux. Leurs
supporters pourront évaluer le travail consenti lors des premières compétitions de l’année,
dont notamment l’étape tricolore des Internationaux de Thiais, en mars prochain.

Par A. 
Photos Anh Viet Chau

1 COMMENTAIRE

  1. Petite précision : comme Kseniya, l’ensemble France devra à Kiev se classer meilleur groupe parmi ceux qui ne sont pas qualifiés pour les JO.
    Et si je ne me trompe pas, l’Ouzbekistan ne sera pas aux championnats d’Europe à Kiev car ce pays concourre en Asie et non pas en Europe.

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