Kévinn Rabaud : « L’équipe de France de gymnastique artistique est prête à rejoindre Tokyo pour la compétition »

Programme d’entraînement, acclimatation des gymnastes, organisation des journées autour des différentes mesures sanitaires, à la veille du départ pour Tokyo et le village olympique, Kévinn Rabaud, directeur technique national, revient sur l’ultime stage de préparation des gymnastes masculins et féminines débuté à Kobe le 11 juillet dernier.

Gym and News : Comment s’est passée la première semaine d’entraînement ? 
Kévinn Rabaud : La semaine d’entraînement a été dense. Acclimatation, puis montée en charge et réglages, les gymnastes se sont particulièrement investis. La dynamique de groupe est positive. Les temps de récupération idéalement posés ont permis la régénération. L’équipe de France de gymnastique artistique est prête à rejoindre Tokyo pour la compétition.

Comment s’est passée l’adaptation des gymnastes ? Tous les gymnastes ont-ils réussi à s’acclimater facilement au long trajet, ainsi qu’au décalage horaire ? 
Le sujet du sommeil avait été préparé en amont. L’adaptation s’est déroulée sans trop de problèmes. Nous avons voyagé de nuit ce qui facilite l’absorption du décalage horaire. La vigilance de l’encadrement était particulièrement forte au début du séjour. Après les trois premiers jours, les organismes ont commencé à s’adapter. Le rythme de notre quotidien a facilité l’adaptation aux horaires japonais. Horaires matinaux pour les tests PCR et le petit déjeuner, déplacement au gymnase pour 3h30 d’entraînement, repas, court repos pour repartir ensuite au gymnase pendant 3h30 et dîner. Le programme était timé précisément. La charge d’entrainement évolutive a contribué à une saine fatigue.

Comment le stage s’est-il organisé autour des différentes mesures sanitaires ? En quoi consistaient principalement ces mesures sanitaires ? 
Les mesures sanitaires sont drastiques. Nous devons utiliser des applications de suivi de santé et de localisation. Il nous est impossible de sortir de la bulle durant la période de quarantaine aménagée. Nous sommes séparés de la population. C’est pourquoi, nous ne nous rendons que dans des lieux identifiés dans un programme validé par le gouvernement : l’hôtel et les sites d’entraînement. Le temps de régénération active s’est déroulé lui-même dans un parc paysager privatisé pour notre délégation.

À l’hôtel, les chambres sont individuelles, la salle de restauration nous est réservée, nous mangeons tous orientés dans le même sens sur des tables de deux personnes séparées par du plexiglas, nous circulons par les escaliers et couloirs de service toujours précédés de nos encadrants japonais.

Nous nous déplaçons à l’aide d’un bus dédié à 2 par rangée, séparés de 2 sièges. Nous sommes invités à nous laver régulièrement les mains. Nos encadrants sont toujours les mêmes personnes. L’équipe a un test PCR ou antigénique tous les matins, comme nos hôtes japonais. Le port du masque est quasi permanent, c’est pourquoi les temps d’entraînement apparaissent comme des espaces de liberté.

Je tiens à remercier les organisateurs japonais de notre stage qui ont fait preuve de rigueur pour garantir notre santé et d’une gentillesse infinie pour améliorer notre quotidien dans ce contexte sanitaire particulier.

Pourquoi avoir choisi Kobé comme camp de base avant l’arrivée sur Tokyo ? 
Nous échangeons depuis plus de 2 ans avec la ville de Kobe. Ces échanges avaient donné lieu à un stage de reconnaissance en décembre 2019. Le report des jeux n’a pas remis en question les excellentes impressions que nous avait laissées ce stage. L’accueil était formidable et les conditions offertes pour la préparation terminale optimales. Kobe a l’avantage d’être proche de Tokyo mais éloigné de la frénésie olympique, ce site était donc particulièrement adapté à une préparation terminale sereine. Au terme de ce stage, je suis convaincu que nous ne pouvions espérer mieux. Les trampolinistes qui arrivent demain trouveront eux-aussi les raisons de leur contentement.

Quels sont les objectifs sur ces Jeux Olympiques de Tokyo ? 
Nous comptons de remarquables gymnastes. Dans toutes les disciplines, ils et elles sont en mesure de remporter des médailles. Avec 2 médailles, nous pourrons nous estimer satisfaits.

Propos recueillis par Charlotte Laroche

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