Kévin Dupuis : la malchance a encore frappé

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Il était à son meilleur niveau, s’était déjà relevé de deux blessures sur le même genou mais le sort s’est malheureusement une nouvelle fois acharné sur lui. Membre du collectif France senior, Kévin Dupuis s’est blessé au genou lors du test de sélection organisé mardi 11 juillet à Lyon en vue des Internationaux de Paris et des championnats du monde. Le premier test d’une longue série qui l’aurait peut-être mené à Bercy ou au Canada. Mais les choses ne se sont pas passées comme prévu. S’il attend désormais de pouvoir passer une IRM afin de déterminer la nature exacte de sa blessure, le pensionnaire du Pôle d’Antibes sait déjà à quoi s’attendre…

C’est la troisième fois qu’une blessure vient toucher le même genou. Le gauche. La troisième fois qu’une blessure vient mettre un coup d’arrêt à son ascension. Et la troisième fois qu’il se dit : « Pourquoi maintenant ? » Kévin Depuis s’était relevé de deux blessures au genou. Les deux avaient été contractées au saut. Cette fois-ci,en ce mardi de juillet, dans la salle du Pôle de Lyon, ce sont les anneaux qui auront eu raison de lui. Il était en plein test, s’était déjà présenté sur les cinq premiers agrès mais sur le sixième et dernier agrès et sur le dernier élément, la réception se révéla fatale. C’est le genou qui trinque. Encore une fois. Pourtant Kévin se sentait bien. Il avait même réalisé un très bon test. Comme à chaque fois ces derniers temps. Mais il aura suffi d’une seconde. D’un élément pas parfaitement réalisé et d’une faute d’inattention pour qu’une partie du corps lâche.

« Quand j’ai senti craqué, j’ai tout de suite compris, explique-t-il Car ce sont des sensations que j’ai déjà connues. C’est dur à encaisser. Vraiment. En plus, ce qui est encore plus rageant, c’est que j’étais sur une bonne lancée mais comme à chaque fois, tout s’arrête d’un coup. Le plus dur aussi, c’est que je sais ce qui m’attend. Je n’avais pas envie de revivre ça. »

kévin

 

Pour l’heure, Kévin ne peut pas encore passer d’IRM et ne sait donc pas encore exactement de quoi il souffre. « Je dois attendre que mon genou sèche complètement. Ensuite, je pourrai passer l’IRM. J’ai rendez-vous le 3 août », explique-t-il. S’il n’a pas encore passé d’IRM, en revanche, il a déjà une idée du diagnostic. « Quand je fais les tests, je me dis que ce sont les croisés. Les médecins aussi le disent mais bon il faut attendre pour être sûr. Si c’est confirmé, je devrai me faire opérer et il faudra savoir quelle technique effectuée. Mais on n’en est pas là pour l’instant », complète-t-il.

Quant à l’avenir, le pensionnaire du Pôle d’Antibes qui avait représenté la France au sol lors des championnats d’Europe en avril dernier ne préfère pas y penser. C’est dans son caractère. Il vit au jour le jour. Et prend les étapes une par une. « Si je me fais opérer, il me faudra au moins six mois avant de pouvoir reprendre une activité physique. Ensuite, il me faudra récupérer mon niveau pour ensuite dépasser mon niveau d’avant ! Mais je ne préfère pas penser à tout cela. Comme je l’ai toujours dit, je ne pense pas à l’après. Je prendrai les jours comme ils viennent, ferai ma rééducation et je verrai à ce moment-là comment les choses évoluent », livre-t-il.

S’il peut marcher, en revanche, sauter, courir est actuellement mission impossible pour lui. « Mon genou ne tient pas », lance-t-il. Maintenant, il attend donc le verdict du 3 août pour savoir de quoi son avenir proche sera fait… Pour le reste, il garde le moral. Ce moral qui fait de lui ce qu’il est aujourd’hui : un battant.

Charlotte Laroche

 

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