Janna Mouffok : « Mon corps ne suivait plus »

Après son départ de l’INSEP pour manque de résultats (lire ici), Janna Mouffok a tenté une nouvelle aventure aux côtés de Nadia Massé, à Chenôve, avec le projet de représenter désormais l’Algérie, pays d’origine de son père (lire ici). Quelques mois après sa participation aux championnats du monde de Glasgow, sous ses nouvelles couleurs algériennes (lire ici), la jeune gymnaste de 18 ans a finalement souhaité mettre définitivement un terme à sa carrière de gymnaste de haut-niveau.

Gym and News : Janna, tu as décidé de mettre un terme à ta carrière en mars dernier. Pourquoi as-tu pris cette décision ?
Janna Mouffok : J’ai décidé de mettre fin à ma carrière au mois de mars car cela était devenu trop dur physiquement et psychologiquement. En effet, psychologiquement, il était devenu dur pour moi de mettre ma vie d’adolescente entre parenthèses pour la gym. J’avais l’impression de ne pas profiter entièrement de ma vie, d’être différente des autres. De plus, j’avais de plus en plus de douleurs parasites qui m’empêchaient de m’entraîner correctement et de prendre du plaisir. Mon corps ne suivait plus. L’année prochaine, je vais commencer les études supérieures et j’avais donc envie de m’y consacrer entièrement.

Que retiens-tu de ces quelques mois passés auprès de Nadia Massé et de ton expérience avec l’Algérie ? 
Je voudrais remercier Nadia de la patience qu’elle a eu avec moi parce que je ne suis pas facile à entraîner. Elle a aussi donné le meilleur d’elle pour que je me sente bien et que je réussisse à accomplir mon objectif et pour cela je lui en suis très reconnaissante. Je veux également remercier l’Algérie de m’avoir permis de vivre des moments qui sont inoubliables. De cette expérience, je ne retiens que du positif.

Termines-tu ton année scolaire à Dijon jusqu’au bac ? 
Non, je suis rentrée chez moi. J’ai intégré un nouveau lycée afin de passer le bac dans quelques mois.

Quel projet as-tu pour l’an prochain si tu as le bac ? 
Si j’ai le bac, je ferai un DUT Technique de commercialisation.

As-tu des regrets ?
Franchement je n’ai pas de regret. Je pense avoir arrêté au bon moment. Désormais, je suis très épanouie.

Propos recueillis par Charlotte Laroche

 

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