Gaëlle Mys : « La Belgique se devait d’avoir une équipe et plus une seule gymnaste »

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Chef de file de l’équipe belge, Gaelle Mys s’apprête à disputer les troisièmes Jeux Olympiques de sa carrière, ses premiers par équipes. A quelques jours du départ pour Rio, la Belge de 24 ans se confie. L’occasion d’apprendre à mieux la connaître. Entretien.

Gym and News : La Belgique sera présente en équipes pour la première de son histoire aux Jeux Olympiques, à Rio, en août prochain. Comment expliquez-vous cette montée en puissance ? 
Gaëlle Mys : Il y a beaucoup de raisons qui expliquent cela. Par exemple, les infrastructures ont beaucoup évolué depuis que j’ai commencé la gym. Les jeunes gymnastes sont donc mieux accompagnées dans les structures sportives, ce qui n’existait pas encore à mon époque. Aussi, le staff médical a beaucoup évolué. Et le plus important, les entraînements et les mentalités ont beaucoup changé. Comme tout le monde voit l’évolution, les gens commence à croire que tout est désormais possible. Enfin, l’esprit d’équipe a été très important pour le changement.

Comment va se dérouler votre préparation jusqu’aux Jeux Olympiques ?
On a fait un stage à Toulouse, c’est superbe ! L’ambiance est très bien, les entraînements se passent comme il faut. Il nous reste une dernière compétition avant de partir au Brésil (la Belgique affrontera la France, l’Allemagne, la Roumanie et la Suisse lors d’un match amical, ce samedi 23 juillet, NDLR). Nous sommes en train de nous préparer le mieux possible.

Quels sont vos objectifs à Rio ?
L’objectif est de faire le meilleur résultat possible avec notre équipe et de grappiller encore quelques points avant de gagner des places au classement. On veut toujours améliorer notre niveau et créer la surprise.

Aurez-vous des nouveaux éléments dans vos mouvements aux Jeux Olympiques ? 
Je ne sais pas encore car les nouveaux éléments donnent aussi plus de risques donc on doit bien calculer ce qui nous ramène le plus de points possibles.

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Vous avez disputé les championnats d’Europe, à Berne, en juin dernier, dernière grosse compétition internationale avant les Jeux, quel bilan en tirez-vous ? 
Les championnats d’Europe m’ont permis de me donner un peu plus de confiance, de voir que j’étais sur la bonne route. Au début, je voulais tenter un nouvel élément au sol mais ce n’était pas encore tout à fait prêt. C’était trop tôt, donc on a décidé de ne pas le mettre. J’espère pouvoir le faire pour le match en Allemagne.

Quels étaient vos objectifs sur ces championnats d’Europe ?
Les Europe n’étaient pas trop important pour la sélection olympique mais pour moi c’était vraiment un bon moyen de voir quel niveau j’avais. Au début, je ne pensais même pas les faire mais comme je me sentais bien à ce moment-là, on les a pris comme un entraînement. Pour les autres filles de l’équipe, la compétition était plus importante car elles n’avaient pas fait le Test Event donc ça permettait de les remplacer.

 

Yves Kieffer, ancien entraîneur de l’équipe de France féminine, est désormais l’équipe nationale belge. Son arrivée permet-elle d’expliquer la montée en puissance de votre équipe ? Quelles sont ses méthodes d’entraînement ? Un mot sur Yves Kieffer ? Son arrivée a fait du bien à la Belgique ? Quelles sont ses méthodes d’entraînement ?
Depuis qu’il est là, le niveau a évolué de plus en plus. Mais le plus gros changement reste l’esprit de groupe car la Belgique se devait d’avoir une équipe et plus une seule gymnaste. En groupe, tu es plus fort que toute seule. Tu as le soutien de tes collègues et ça, ça aide aussi à monter le niveau.

Combien de fois par semaine vous entraînez-vous ?  
Plus ou moins 30 heures par semaine. Cette année, j’ai mis de côté mes études. Comme c’était l’année des Jeux Olympiques, je voulais me concentrer sur la gym. L’année dernière, je m’entraînais moitié moins car je devais combiner ça avec l’université. Donc je ne m’entraînais plus que 15 heures par semaine. Mais ce n’était pas facile d’obtenir le meilleur niveau comme ça. Maintenant, je suis plus tranquille et ça me fait du bien.

 

Quels sont vos points forts ? 
Mes points forts sont mon expérience et ma gestion du stress. Et puis, je suis très souple et assez explosive.

Vos points faibles ?
Mon point faible sont les barres. J’ai eu beaucoup de problèmes avec mes épaules et je ne pouvais pas bien m’entraîner sur cet agrès à cause de mes douleurs. Donc je perds beaucoup de points au concours général à cause de ça. C’est dommage.

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Vous avez participé aux Jeux de Pékin et Londres. Quels souvenirs gardez-vous de ces deux premières expériences olympiques ? 
Je garde plein de belles choses en mémoire. Ce sont les moments d’une carrière qu’on n’oubliera jamais. Les Jeux, c’est vraiment une expérience extraordinaire. Pour moi, Pékin était encore plus spéciale car c’était mes premiers Jeux. En plus, j’étais en finale du concours général après une période très difficile.

Après Rio, comment voyez-vous les choses ? 
Tout le monde me demande ça mais je n’aime pas trop répondre à cette question. En ce moment, je veux rester concentrer sur les Jeux et pas sur ma fin de carrière.

Vous avez disputé les Test Event aux côtés de la France, en avril dernier, que pensez-vous des tricolores ?
On s’entend très bien avec les filles de l’équipe de France et je pense qu’on est assez similaire. Ce sont toutes des filles superbes, des bonnes gymnastes qui travaillent beaucoup sur la qualité. En tout cas, il n’y a que des bonnes équipes qui seront aux Jeux Olympiques.

Propos recueillis par Charlotte Laroche pour Gym and News

 

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