Élina Giallurachis, de la gym à la perche, il n’y a qu’un saut

Ancienne pensionnaire du pôle de Marseille, Élina Giallurachis (19 ans) s’illustre désormais au saut à la perche. Avec 4,41 mètres, l’ancienne gymnaste s’est offert le titre de championne de France en salle le 20 février dernier, battant par la même occasion son record personnel de 9 centimètres.

Gym and News : Elina, avant de briller en athlétisme, tu es passée par le pôle de Marseille en tant que gymnaste, peux-tu revenir sur tes années gym ?
Elina Giallurachis : J’ai débuté la gym au club de Saint-Giniez lorsque j’étais en CE1 et dès le CE2, je suis entrée dans ce qu’on appelle « la classe gym ». C’est à partir de ce moment-là que tout a vraiment commencé. Et à mon entrée en Sixième, en 2012, je suis entrée au pôle de Marseille.

Combien de temps es-tu restée au pôle ? 
J’y suis restée deux ans. Puis j’ai pris la décision de quitter le pôle en 2014.

Pourquoi ? 
Car la gym ne me plaisait plus autant qu’avant et par peur de louper ma vie de petite fille. Au final, je me suis rendue compte que cette dernière raison n’était pas forcément la bonne puisqu’aujourd’hui je suis toujours sportive de haut-niveau, je suis capable de faire des sacrifices, de m’entraîner des heures et des heures et j’aime ça. C’était seulement la gymnastique de haut-niveau qui ne me correspondait pas.

Elina lors des coupes nationales en décembre 2012, à Metz. Photo Photografeuz

Après ton départ du pôle, tu as immédiatement débuté l’athlétisme ? 
Non, j’ai d’abord continué la gym pendant un an en club mais ça ne me plaisait plus. Mon niveau passait et je ne épanouissais plus autant qu’avant. J’ai alors réfléchi à faire un nouveau sport. Trampoline ? Plongeon ? Et puis, mon père connaissait un entraîneur de saut à la perche et il m’a conseillé d’essayer. Sauf que moi, je voulais faire du sprint, pas du saut à la perche (Rires). Gilbert Keller, l’entraîneur, m’a dit que je ferai quand même du sprint alors je me suis inscrite et finalement j’ai tout de suite adoré le saut à la perche. Et aujourd’hui j’adore ce que je fais !

Ton passé de gymnaste t’a-t-il été bénéfique pour le saut à la perche ? 
Oui la gym m’apporte énormément. Mes années de gymnaste m’ont aidée à mieux me repérer dans l’espace, ce qui est très important au saut à la perche. Et puis les années en classe gym et au pôle m’ont également appris une certaine rigueur que je garde encore aujourd’hui.

Quels souvenirs gardes-tu de tes années gym ? 
Je n’oublierai jamais toutes mes années gym, c’est une partie de moi. Sans la gym, je n’arriverais peut-être pas à m’entraîner aussi durement. Et puis j’ai fait de très belles rencontres, que ce soit au niveau du staff ou des gyms. Je pense aux Legras, à Adi Pop, Elvire Teza, Marlène, François de Saint-Martin, Clara Beugnon, Isabella, Stella, Wendy. Et puis il y a aussi Pierre Ettel que j’ai retrouvé ensuite en athlétisme !

C’est-à-dire ?
Pierre Ettel était entraîneur au pôle de Marseille en gymnastique mais est parti pour rejoindre le pôle d’athlétisme. Et lorsque j’ai intégré le pôle de Marseille en athlétisme, je l’ai retrouvé là-bas ! C’était très rigolo.

Quels sont tes objectifs désormais au saut à la perche ? 
Les Jeux Olympiques de 2024, faire des podiums aux Mondiaux, battre des records. C’est pour toutes ces raisons que je m’entraîne dur au quotidien.

Propos recueillis par Charlotte Laroche

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