Eleonore Caburet, l’un des cinq nouveaux visages de l’Ensemble France

[LE COIN DE LA GR]

Après une sélection drastique au sein des élites françaises, Lozéa Vilarino, Manelle Inaho, Ashley Julien, Emma Delaine, mais aussi Eléonore Caburet rejoignent officiellement l’ensemble France, baptisé la « Team Soleil », dans l’objectif de constituer le collectif relève pour Paris 2024. Une sélection qui mise sur la jeunesse avec ces quatre nouvelles gymnastes, nées après 2003. Parmi elles, la jeune sudiste du pôle de Montpellier, Eléonore Caburet, 16 ans, ne cesse de progresser. Deux ans seulement après son arrivée dans le haut niveau, elle intègre l’INSEP. Retour sur son début de carrière atypique.

Gym and News : Comment as-tu découvert la gymnastique rythmique ?
Eleonore Caburet : J’ai commencé la GR à l’âge de six ans. Je cherchais un autre sport à faire, car je faisais de la danse classique, mais je m’ennuyais trop. Ma sœur m’a alors montré une vidéo d’un gymnaste russe et j’ai tout de suite adoré et j’ai directement voulu en faire !

Comment se sont passés tes débuts dans ce sport ?
Petite, j’étais très timide alors j’ai commencé l’individuel assez tard. Je n’étais pas en avenir, j’ai donc continué les compétitions au niveau national en individuelle, mais aussi en ensemble avec mon club de Nice. Je suis rentrée au pôle seulement à l’âge de 14 ans où j’ai fait un an en junior plus un an en senior.

Tu as intégré le pôle très tard par rapport à la moyenne, quand on sait que la plupart des gymnastes y rentrent en sixième, comment expliques-tu cela ?
Petite, je n’ai pas été prise en pôle, c’est pour cela que j’ai intégré si tard le haut niveau. J’ai ensuite tourné la page et je n’ai plus jamais eu l’idée de rentrer au pôle. Je pensais que je n’avais pas le niveau jusqu’à ce qu’on me propose de venir faire les tests. Au final, je pense que le fait d’être rentrée si tard m’a été bénéfique, car petite, je n’aurais pas supporté le stresse de toutes les compétitions et la pression quotidienne.

Si tu devais nous transmettre ton plus beau souvenir dans la GR, quel serait-il ?
Je ne pourrais vraiment pas choisir, j’en ai un milliard de bons souvenirs ! La GR m’a vraiment permis de faire de superbes rencontres. J’ai des amies avec qui je n’ai passé que des bons moments, aussi bien aux compétions qu’aux entraînements ou même à l’internat.

Est-ce qu’il t’arrive de regretter ta vie d’avant, d’avoir intégré le haut niveau ?
Non, je n’ai jamais eu l’impression de faire des « sacrifices ». Mais si c’est vrai qu’il y a des jours plus durs que d’autres, mais jamais je n’ai jamais regretté d’avoir pris cette voie.

Aujourd’hui, tu es sélectionnée pour intégrer l’ensemble France, qu’est ce que cela représente pour toi ? Quel est ton but ultime ?
Cette intégration est pour moi, vraiment un rêve qui se réalise ! Il y a deux ans, jamais je ne me serais imaginé ici, j’intégrais tout juste le pôle. Désormais, mon objectif est de participer au Jeux olympiques de Paris en 2024 avec l’ensemble France ! Mais aussi de réussir à prendre chaque jour du plaisir dans mon sport. J’ai toujours préféré l’ensemble à l’individuelle donc je suis comblée d’en faire partie maintenant !

Comment va s’organiser ta nouvelle vie à l’INSEP ?
Je m’entraînerai avec l’équipe de France actuelle ainsi qu’avec nous 5, les nouvelles recrues. Je serai à l’internat toute la semaine et je suivrai les cours sur place. Je rentrerai chez moi environ une fois par mois, car comme j’habite Nice, c’est très loin de Paris.

Propos recueillis par Océane Michel
Photo Cybile C. Photography

 

2 Commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE

Merci d'inscrire votre commentaire !
Merci d'indiquer votre nom