Clap de fin pour Larisa Iordache, véritable icône de la gymnastique

Elle est l’une des gymnastes qui aura marqué la décennie dans le monde entier. La roumaine Larisa Iordache a annoncé, jeudi 16 décembre, qu’elle prenait sa retraite sportive. Elle s’est expliquée au micro de Mihai Morar, dans un long podcast enregistré en Roumanie.

Depuis l’annonce de son arrêt, les messages de tristesse se multiplient. Certains croient au mauvais rêve mais pourtant, c’est bien la réalité : Larisa Iordache, 25 ans, a décidé de mettre un terme sa carrière de gymnaste de haut-niveau. Une décision mûrement réfléchie même si elle sait que beaucoup aurait aimé la voir encore un peu plus sur les plateaux de compétition. « J’ai d’abord voulu penser à moi » , explique-t-elle au micro de Mihai Morar, un célèbre présentateur télé roumain créateur également du podcast local « Fain & Simplu » (Cool & Simple). « J’ai toujours mis la gymnastique sur le premier plan. J’ai toujours choisi la réussite qui pouvait naître du fruit de mon travail, j’essayais d’écouter l’avis des gens autour de moi, des gens qui sont chez eux, en train de m’encourager et qui attendaient de me voir la médaille autour du cou. » Mais après avoir pris le temps de la réflexion, Larisa Iordache a pris la décision qui lui semblait être la meilleure. « Je me suis posée un moment pour réfléchir, un moment qui a été très long et douloureux, mais j’ai pris une décision pour moi, pour ma santé car j’aurais surement pu risquer beaucoup plus, comme des douleurs plus accentuées ou d’autres blessures » , ajoute-t-elle dans cette même interview.

Larisa Iordache, c’est le type de gymnaste comme on en fait peu. Celle qui marque les esprits. Celle que beaucoup idolâtre. Celle qui subjugue à travers le monde par son talent mais également par son histoire. Par ses coups durs, ses médailles, et toute cette sympathie qu’elle a dégagé tout au long de sa carrière. Alors forcément, lorsque sa retraite est prononcée, les coeurs se serrent. Depuis cette fameuse annonce de cette mi-décembre 2021, les messages des fans affluent. « C’est une ère, une page qui se tourne » , nous confie Lena, 29 ans, fan française de Larisa. « C’est un peu comme quand Youna Dufournet a pris sa retraite. C’est la fin d’une époque. Sa gym me manquera beaucoup mais je lui souhaite d’être en bonne santé pour le reste de sa carrière. »

Juliette, une Française de 24 ans, a dû mal à réaliser pour le moment. « Elle a tellement marqué mon amour pour ce sport que je ne me rends pas vraiment compte que je ne la verrai plus sur un plateau de compétition. En plus de ça, après les arrêts de Catalina Ponor il y a quelques années, Giulia Steingruber et Oksana Chusovitina cette année, j’ai un peu la sensation que c’est la fin de « ma génération de gymnastes », celles que je regardais à la télévision, sur l’ordi ou sur les posters dans ma chambre. »

Une gymnaste multi-médaillée
Larisa Iordache est la sportive la plus médaillée dans l’histoire de la gymnastique roumaine aux championnats d’Europe. Elle n’a certes pas obtenu l’or olympique mais a toujours été d’égal à égal avec les plus grandes gymnastes internationales. D’ailleurs, c’est elle qui, en 2014, talonnera la redoutable Simone Biles lors des championnats du monde de Nanning pour finalement laisser filer le titre au concours général pour 0,466 petits points. L’exploit n’était pas loin.

En 2014, lorsqu’elle talonne Simone Biles, la native de Bucarest n’en était pas à son coup d’essai. Cela faisait 2 ans qu’elle s’était fait un nom, multipliant les médailles aux championnats d’Europe et championnats du monde. En 2012, lors des championnats d’Europe de Bruxelles, elle remportait l’or au concours par équipes et au sol en individuel. À la poutre, c’est l’argent qu’elle remportait. Deux mois plus tard, elle s’offrait le bronze olympique en équipes avec Diana Bulimar, Diana Chelaru, Sandra Izbașa et Catalina Ponor aux Jeux de Londres. À cette époque, Larisa n’a que 16 ans mais elle se créé déjà une grande communauté de fans. Sa grâce, sa gymnastique, sa prestance la place parmi les gymnastes les plus appréciées. Les plus plébiscitées. Et sa gentillesse et son écoute ont accentué tout ce capital sympathie qu’elle s’était façonné en si peu de temps.

« Je pense que je suis tombée amoureuse de sa gym quand elle a explosé lors de sa première année sénior, se souvient Lena. Son sol aux euros de 2012 quand elle est sacrée championne d’Europe devant Catalina Ponor est un de ceux que j’ai le plus regardé. J’adorais sa musique sur Rodrigo et Gabriela et sa légèreté dans sa chorégraphie avec en même temps des acrobaties explosives. »

À Moscou en 2013, elle remporte l’or à la poutre, l’argent au concours général, au saut et au sol. En 2014, à Sofia, elle remporte l’or en équipes, au sol, l’argent à la poutre et le bronze au saut. Les titres pleuvent et Larisa s’assoit toujours un peu plus sur le toit de l’Europe.

Aux championnats du monde, elle se retrouve également parmi les meilleures. En 2013 à Anvers, elle remporte le bronze au sol. À Nanning en 2014, elle s’offre l’argent au concours général (cette fameuse compétition où le titre suprême s’est joué avec Simone Biles pour moins d’un dixième de points) et au sol. En 2015, à Glasgow, elle remporte le bronze au concours général.

Malgré tous ces bons résultats, elle manquera finalement les Jeux Olympiques de Rio en 2016. La Roumanie n’ayant pas réussi à qualifier une équipe, seule une individuelle était envoyée. Le choix de la Fédération roumaine se portera sur Catalina Ponor. Larisa Iordache n’est alors que remplaçante. Une grande désillusion.

2017, l’année noire…
En 2017, lors des championnats d’Europe de Cluj-Napoca, Larisa Iordache complète sa collection de médailles en décrochant le bronze au saut. Mais quelques mois plus tard, elle se blesse sévèrement lors des championnats du monde de Montréal. Lors de l’échauffement au sol, elle se rompt le tendon d’Achille. « Ça m’a brisé le coeur lorsque j’ai vu les images. J’en ai eu des frissons » , se souvient d’ailleurs Clara Beugnon, ancienne internationale française. Une blessure qui nécessitera 3 opérations et 3 ans d’arrêt.

Au micro de Mihai Morar, dans le podcast « Fain & Simplu », elle est revenue sur cette période 2017-2020. Une période qu’elle dit avoir bien vécue mais au cours de laquelle l’adrénaline qu’elle ressentait en faisant de la gym lui manquait. Elle explique également qu’en 2020, quelqu’un qu’elle apprécie beaucoup l’a appelée pour lui dire que les JO avaient été repoussés d’un an et qu’il restait encore une place pour se qualifier en individuel. La personne lui a alors demandé si elle voulait reprendre la gym pour cette nouvelle échéance. Larisa explique avoir passé la nuit à y réfléchir avant de dire oui. Pour elle, c’était comme un signe. Le signe qu’elle devait reprendre la gym car elle sentait qu’a ce moment elle n’avait pas montré tout ce qu’elle pouvait montrer, qu’elle n’avait pas dit son dernier mot.

Elle fit son retour en 2020 lors des championnats d’Europe de Mersin. Elle y remporta l’or à la poutre et au sol, l’argent au saut et en équipes. Un retour gagnant après 3 ans de galère. Un an après, elle décroche son quota olympique pour les Jeux de Tokyo lors des championnats d’Europe de Bâle avant de terminer aux urgences pour une infection rénale mettant ainsi un terme précipité à sa compétition.

Tokyo, une épreuve difficile
Qualifiée en individuelle pour les Jeux Olympiques de Tokyo, Larisa tenait enfin sa revanche. Sauf qu’un mois avant le début des Jeux, elle perd sa maman des suites d’une longue maladie. Un coup de massue. Malgré la tristesse, elle décida toutefois de s’envoler pour le Japon. Elle avait gagné sa qualification olympique et ne s’imaginait pas y renoncer.

« À Tokyo, c’était un peu les montagnes russes« , confie-t-elle au micro de Mihai Morar. « Tout le monde était content et m’encourageait. Mais quand les gens ont entendu que je n’allais participer qu’à la finale poutre, ils ont remis en question le mérite que j’avais vis-à-vis de cette place que j’avais gagnée en me qualifiant. Demandant pourquoi je me suis rendue à Tokyo pour faire honte à la Roumanie, car j’allais seulement faire une partition d’une minute avant de rentrer chez moi, et tout cela sur les dépenses de l’état et de la fédération. Quelque chose au fond de moi me disait qu’il ne fallait pas écouter ces personnes et j’ai continué à m’entraîner. Quand le jour de la qualification est arrivée, je ne savais pas comment cela allait se passer » , explique-t-elle.

Larisa concourrait donc uniquement à la poutre. Après 3 heures d’attente où elle a eu le temps de cogiter et de passer par tous les états, vient son tour. « J’ai fait un très bon complet, analyse-t-elle, mais je me suis un peu précipitée avant la sortie. Je n’étais pas dans l’axe sur les deux premiers éléments et lorsque j’ai commencé à rentrer dans la vrille, je me suis dit que si je n’arrivais pas à bien finir la triple vrilles, l’élément serait déclassé et je perdrais alors la finale à 2-3 dixièmes. (…) Comme je n’avais pas assez de hauteur, j’ai forcé sur l’arrivée et c’est à ce moment que j’ai senti un craquement dans ma cheville. (…) J’ai eu très peur. J’ai relevé mon pied et je me suis présentée. »

Au début, la multiple médaillée européenne ne ressent pas tout de suite la douleur mais ensuite sa cheville a commencé a enflé et la douleur s’est accentuée. Le soir même, elle est allée à la clinique située dans le village olympique. « On m’a dit que j’avais une entorse de 4eme degré. Probablement qu’il était difficile à ce moment là, du fait de la taille de ma cheville, de voir que mon ligament était en réalité cassé. Ils m’ont également dit que le cartilage n’était plus trop présent. » Quelques mois plus tard, le diagnostic sera bien plus grave avec un ligament cassé, deux autres en très mauvais état et un début d’arthrose.

À Tokyo, Larisa tente d’oublier la douleur afin de se concentrer sur sa finale poutre (qu’elle avait réussi à décrocher malgré sa sortie un peu hasardeuse) et où elle visait une médaille. D’autant plus que 7 jours séparaient les qualifications de la finale. Sept jours qui selon elle lui permettait de se remettre sur pied afin d’assurer son rang. Elle enchaîna alors les séances chez le kiné, de musculation et les entrainements sur la poutre. Mais elle ne pouvait pas marcher. « Les 4 derniers jours, j’ai commencé à sentir que ce serait difficile car dès que j’enlevais mon attelle pour courir ou marcher, je ressentais une douleur indescriptible. J’avais des douleurs à l’estomac et j’avais des envies de vomir tellement la douleur était forte. » Malgré les douleurs, elle continuait de croire en cette médaille olympique qu’elle était venue chercher.

« Ce jour-là, je m’étais préparée, j’étais pleine d’anti-inflammatoire. Je me disais, aujourd’hui je participe à la compétition, je vais me battre pour la finale. Mais en me préparant, en me maquillant, me coiffant je me demandais au fond de moi pourquoi je faisais cela car d’une certaine façon je savais que je ne pourrais pas car la douleur étais très dure à supporter. Mais je me suis dit que j’allais aller au bout des choses car c’est ce qu’on m’a appris à faire : épuiser toutes les solutions possibles jusqu’à la dernière » , confie-t-elle au micro de Mihai Morar.

Larisa est donc allée à la salle de compétition, s’est entraînée mais la douleur s’accentuait au fil de son échauffement. Elle ne pouvait à peine poser le pied au sol. Elle tente une roue au sol mais se sent mal. Son entraineur lui demande si elle peut continuer et monter sur la poutre, elle répond qu’elle allait essayer. Sauf qu’au moment où c’était à elle de monter sur l’agrès, elle ne pouvait pas. Elle n’arrivait plus à marcher et la douleur était devenue beaucoup trop intense. « A ce moment, les entraîneurs m’ont dit que j’avais fait tout ce qui était en mon pouvoir pour la Roumanie. Ils m’ont dit qu’ils savaient à quel point j’avais supporté la douleur et à quel point je m’étais battue. Ils m’ont fit : ‘Ne te fais plus peine, on va offrir cette chance à une personne qui peut-être à sa chance, il faut être FairPlay. J’ai toujours voulu être correcte, je me suis donc retirée de la finale. » La finale débutait une heure plus tard.

« J’étais effondrée quand elle n’a pas pu faire la finale poutre des JO » , confie Lena. « Elle méritait tellement une médaille individuelle pour finir sa carrière. » Mais en ce jour d’août 2021, les planètes n’étaient pas alignées pour la Roumaine qui, terrassée par la douleur, n’a pas pu aller au bout de son rêve olympique

Si ses entraîneurs, le couple Molodovan, l’ont toujours soutenue, en revanche, elle avoue avoir été blessée par la réaction de la Fédération roumaine. « Leur réaction a été de demander comment j’avais pu passer au-dessus de ma douleur au reins (qu’elle avait eu à Bâle lors des qualifications pour les Jeux, NDLR) mais pas au-dessus d’une douleur de cheville ?« , explique-t-elle avant d’ajouter : « Je voulais simplement qu’on me demande si j’allais bien, si je me sentais bien physiquement, psychologiquement. Je n’ai reçu personnellement aucun appel de la part de la fédération après mon retour de Tokyo. C’est seulement arrivé il y a quelques jours lors de la décision de me faire opérer. La fédération m’a contactée par le biais de mes entraîneurs. Ça ne me paraît pas normal. J’ai essayé de les solliciter pour discuter mais ça n’a pas eu lieu. »

Aujourd’hui, après avoir été opérée de sa cheville blessée, la septième opération de sa carrière, elle a pris la décision de mettre un terme à sa carrière et de ne pas pousser jusqu’aux Jeux Olympiques de Paris, en 2024. « Je me retire avec l’esprit apaisé » , livre-t-elle toujours au micro de Mihai Morar. « Je n’aurais plus aucune intention de me mettre à l’épreuve sur un point de vue psychique en me demandant si j’aurais pu faire plus. Tout ce que j’ai fait cette année et l’année dernière quand j’ai repris les entraînements, je l’ai fait de mon mieux. J’ai appris de toutes les épreuves que j’ai pu traverser. Aujourd’hui, je suis en paix avec moi-même. »

Une icône de la gym 
Larisa Iordache se retire donc apaisée laissant derrière elle toute une génération de gymnastes passionnées par sa gym. Toute une génération de gymnastes inspirées par tout ce qu’elle a pu dégager tout au long de sa carrière. « Larisa est une gymnaste que je trouve magnifique et tellement élégante » , lance Camille, jeune fan française de 21 ans. « Sa gymnastique est très acrobatique mais à la fois très gracieuse. Elle possède pour moi toutes les qualités d’une grande gymnaste. Je la trouve déterminée et persévérante, malgré tous les coups durs elle s’est toujours battue et elle a toujours relevé la tête. »

« Je l’ai observée la première fois lors des Jeux Olympiques de Londres » , se souvient Yacine, 22 ans. « J’ai trouvé qu’elle avait un potentiel extraordinaire bien que j’étais jeune et que je ne regardais pas beaucoup la gym à la télé car peu diffusée. Au fil des compétitions, je me suis intéressé à son profilDès Anvers, en 2013, avec sa médaille de bronze au sol, j’ai aimé ses choix de musique, ses chorégraphies… J’aime beaucoup Larisa de part sa grâce, sa gym unique et tout simplement son investissement dans la gym et plus précisément dans la gym roumaine. Je ne l’ai jamais rencontrée mais je lui ai déjà parlé via les réseaux sociaux. J’ai d’ailleurs eu plusieurs réponses de sa part, elle a toujours été très disponible pour ses fans. »

Marion, gymnaste de 20 ans, s’inspire quant à elle beaucoup de son parcours. « Je suis fan de Larisa depuis 2012, éclaire-t-elle. C’est l’une des premières gymnastes que j’ai regardée sur YouTube. À l’époque j’avais 11 ans donc je commençais tout juste à suivre la gym de haut niveau et elle m’a tout de suite impressionnée notamment avec son flip vrille en poutre. Si pour moi elle se démarque des autres c’est vraiment par sa façon de faire de la gym. J’adore vraiment sa « gym » à la fois gracieuse et dynamique ce qui la rend magnifique à regarder. Si je suis restée si attachée à elle c’est aussi par son parcours. Elle est vraiment inspirante et pleine de courage. Je pense souvent à elle quand je suis dans une période difficile, j’essaie de prendre exemple. Pour moi c’est vraiment une icône de la gym internationale au même titre que Comaneci ou Biles. »

Son fameux flip vrille en poutre… Une série acrobatique qui marqua de nombreuses gymnastes, dont Clara Beugnon. « J’étais fan de ses flip vrilles en poutre » , sourit-elle. « Et un jour, je devais changer de séries accro et avec Elvire (Teza, NDLR), on est parti sur le flip vrille. Larisa était vraiment mon exemple sur cet élément. Larisa est une gymnaste que j’admire depuis mes débuts dans le haut-niveau et plus particulièrement lors de mon entrée au pôle de Marseille en 2012, je suis littéralement tombée fan de cette gym. J’admire sa persévérance parce qu’elle n’a pas eu un parcours très évident et elle a toujours su rebondir. Et puis elle est toujours souriante. En fait, j’adore sa prestance, j’adore ce qu’elle dégage. C’est une gymnaste très complète. Elle est aussi bien dynamique que gracieuse. Elle a tout d’une légende. »

Djenna Laroui pour qui Larisa Iordache avait eu un réel coup de coeur en 2017 l’a également toujours admirée. « C’est un exemple pour moi et pour de nombreuses personnes je pense » , sourit-elle. « Elle a fait beaucoup de choses, elle est passée par des épreuves pas toujours évidentes mais elle a toujours su rebondir. Tout ce qu’elle a fait est juste incroyable. »

Plébiscitée par les gymnastes, elle a également marqué les esprits des personnes qui ont travaillé avec elle. À l’image d’Adriana Pop, chorégraphe passée notamment par le pôle de Marseille, d’origine roumaine. « Entre moi et Larisa, ça date de 2012. J’avais été invitée par Mariana Bitang et Octavian Bellu, de super entraîneurs de l’époque, pour faire des sols pour les JO de Londres. J’ai très bien accrochée avec elle. Au total, elle a fait 3 sols avec moi et c’est très très facile de travailler avec » , confie la chorégraphe avant d’ajouter : « Elle est très ouverte d’esprit, très bonne en choré et sur n’importe quel style. Elle est également très intelligente, éduquée, polie. Elle a une volonté hors pair. Elle s’est beaucoup blessée mais elle a un mental d’acier. Larisa est un être, une gymnaste qui est un peu rarissime de nos jours. »

Larisa Iordache aura donc marqué les esprits pendant près de 10 ans. Dix ans qui lui ont permis de devenir une véritable icône de la gymnastique. Désormais, elle se dit prête à entamer un nouveau chapitre de vie en tant qu’entraîneur au club Dinamo, à Bucarest. L’occasion pour elle de transmettre sa passion. De véhiculer les valeurs qui l’ont guidées depuis tant d’années. Elle se retire tout en étant en paix, fière de son parcours. Fière d’avoir croisée toutes ces personnes qui ont toujours cru en elle malgré les épreuves. Des personnes qui lui sont si chères. D’ailleurs, comme elle le dit si bien, « si je pouvais partager mes médailles en petits morceaux, comme un puzzle, je donnerais une de ces pièces à toutes les personnes qui ont cru en moi et qui m’ont soutenues. »

Donc non, ce n’est pas un mauvais rêve, la reine Larisa tire bien sa révérence en ce mois de décembre 2021, mais le tout avec toute la classe qu’on lui connaît…

Charlotte Laroche et Izabela Iosip

 

 

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