Ambre Razat : « Je ne me vois pas continuer pour un autre objectif que l’équipe de France »

Ambre Razat, pensionnaire pendant de longues années au pôle de Montpellier, vient de mettre un terme à sa carrière gymnique. Au départ sélectionnée pour les stages à l’INSEP consacrés à l’intégration du collectif relève, elle n’avait pas été retenue pour les dernières étapes de qualification. Un objectif sportif non atteint qui a entraîné le retrait du monde de la GR de la jeune lycéenne. Elle est revenue pour nous sur sa vie de gymnaste et ses choix.

Gym and News: En quelques lignes, peux-tu retracer ton parcours gymnique ?
Ambre Razat : J’ai commencé la baby-gym aux « enfants de la Dordogne » à Boulazac. À l’âge de 7 ans, j’ai suivi les cours de GAF et GR au club de l’Envol à Saint-Gaudens. À tout juste 11 ans, je suis rentrée au pôle espoir de Montpellier en classe de sixième. Depuis, j’étais interne au CREPS de Montpellier. Après mon année en seconde, j’ai décidé de partir au Canada, pour mener mon double projet scolaire et sportif.

Quels sont tes plus beaux souvenirs en GR?
J’ai beaucoup apprécié le fait de voyager, découvrir de nouveaux pays. Les tournois restent mes plus beaux souvenirs. Le fait de représenter mon pôle en Bulgarie, Hongrie, Autriche, Belgique fût un très grand honneur. Mais aussi être en compétition pour la France, également, au tournoi international de Corbeil. Mon année au sein du Club de Questo à Montréal a été une expérience très enrichissante. J’ai pu m’entraîner avec les meilleures gymnastes canadiennes. J’ai été accueilli avec beaucoup de bienveillance par Madame Popova et l’équipe technique. Malgré la crise du Covid, cela reste une expérience unique.

Pourquoi as-tu décidé d’arrêter la GR?
J’arrête la GR, car aujourd’hui il n’y a pas assez de place pour que je rejoigne les gymnastes sélectionnées pour l’ensemble France à l’INSEP. Je le regrette malheureusement. Pour ma part, j’étais très motivée et prête à travailler en équipe. Avec le pôle de Montpellier, j’ai eu la chance de participer aux coupes Villancher. C’est ce qui m’a toujours plu. J’ai eu beaucoup de plaisir à travailler sous la direction d’Alexandra Konova et de son équipe.

Penses-tu que cela va te manquer ?
Le futur nous le dira.

Regrettes-tu ta carrière et les sacrifices dû au sport de haut niveau ?
Non pas du tout, j’ai tellement appris. Le sport est une école de la vie, je n’en retiens que le positif.

Quelles perspectives pour ton avenir professionnel ? Et côté sport ?
L’année prochaine, je passe en terminal. Ensuite, je souhaite suivre un cursus universitaire en droit afin de devenir avocate. Le sport fait partie de ma vie, je compte bien continuer d’une façon ou d’une autre.

Est ce que cela signifie que tu comptes continuer la GR en club ?
Aujourd’hui, je dirai non, car je ne pense pas. Mon projet et objectif sportif étaient l’entrée dès septembre dans l’ensemble France. Donc je ne me vois pas continuer pour un autre objectif. Mais je remercie vraiment toutes celles et ceux qui m’ont soutenus. Leur soutien était sans conditions.

Propos recueillis par Océane Michel

 

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