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Mondiaux de cyclisme. « Le fonctionnement de l’ardoisier n’était pas bon du tout », admet l’UCI

À l’issue des Mondiaux de cyclisme en Australie, plusieurs coureurs ont dénoncé des erreurs dans la communication des écarts. L’Union cycliste internationale (UCI) a reconnu ses torts mais n’envisage pas pour autant de réinstaurer les oreillettes.

« Courir sans oreillettes, ce n’est plus de cette époque. » Quatrième des Mondiaux de cyclisme, remportés par Remco Evenepoel dimanche en Australie, Wout van Aert n’avait pas caché sa frustration à l’issue de la course, regrettant ne pas avoir été informé du nombre de coureurs qui avaient franchi la ligne avant lui et donc de la potentielle médaille d’argent qui se jouait au sprint. Il avait été devancé par Christophe Laporte et Michael Matthews.

Comme lui, ils sont plusieurs cyclistes à avoir dénoncé des erreurs dans la communication des écarts, eux qui sont habitués à courir avec des oreillettes. Pour autant, un retour en arrière n’est pas envisagé. « Cela rend la course plus attractive, a assuré à Sporza Peter Van den Abeele, directeur des Sports à l’Union cycliste Internationale (UCI). S’il n’y a pas d’oreillettes, un coureur doit se fier davantage à ses impulsions et est moins guidé par les instructions de la voiture d’assistance. »

L’UCI reconnaît des erreurs

L’UCI reconnaît en revanche ses torts et envisage des mesures pour que de telles erreurs ne se reproduisent plus. « Le fonctionnement du soi-disant ardoisier (qui répercute les décalages horaires) n’était pas bon du tout en Australie, a admis Van den Abeele. C’est pourquoi nous avons déjà pris la décision au sein de l’UCI de recruter des personnes expérimentées pour les prochains Championnats du monde. »

Parmi les solutions imaginées, « augmenter la communication en utilisant des panneaux électroniques dans les zones de ravitaillement, sur lesquels les coureurs peuvent voir qui est où dans la course. D’ailleurs, cela se fait déjà sous l’arche d’arrivée, où la différence entre le leader et les coureurs est indiquée ».

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Football. Transferts. Feu vert pour la chambre de compensation de la Fifa à Paris

La Fifa a annoncé ce jeudi 29 septembre, avoir obtenu l’accord des autorités réglementaires françaises pour installer à Paris sa future chambre de compensation, chargée de centraliser les paiements aux clubs formateurs en cas de transfert, un enjeu représentant plusieurs centaines de millions d’euros par an.

La chambre de compensation de la FIFA, une nouvelle entité, va pouvoir entamer ses activités « très prochainement », a indiqué dans un communiqué Emilio Garcia Silvero, directeur juridique de l’instance, alors que sa fonction d’établissement de paiement nécessitait le feu vert de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), accordé le 23 septembre.

La création d’une chambre de compensation pour les transactions entre clubs s’inscrit dans une réforme plus large du marché des transferts, en cours d’adoption, qui inclut le rétablissement d’une licence d’agent et un encadrement de leurs commissions.

Dans un premier temps, cette structure installée dans la nouvelle antenne parisienne de la Fifa, inaugurée en juin 2021 à l’Hôtel de la Marine, doit se concentrer sur les paiements (indemnité de formation et contribution de solidarité) aux clubs formateurs. Une extension aux indemnités de transfert avait été évoquée il y a plusieurs années, mais n’a pas encore été adoptée.

Selon la Fifa, une grande partie de la rétribution prévue pour les clubs formateurs leur échappe, faute de centralisation de ces transactions : l’instance « estime à près de 400 millions de dollars (environ 410 millions d’euros) le montant qui devrait » leur être distribué chaque année, alors qu’ils ne « perçoivent actuellement qu’environ 70 à 80 millions de dollars ».

World Superbike

« J’avais juste besoin de faire une pause », confie le vainqueur du Tour de France Jonas Vingegaard, de retour après plusieurs mois d’absence

Le cycliste danois, victorieux sur le Tour en juillet dernier, a enchaîné les forfaits pendant près de deux mois. Alors que cette absence a soulevé les rumeurs, certains évoquant une potentielle dépression du champion, Jonas Vingegaard a profité de son retour mardi sur le Tour de Croatie pour les balayer.

En cyclisme, c’est le retour qui fait beaucoup parler depuis mardi, celui du dernier vainqueur du Tour de France , Jonas Vingegaard. Après des forfaits à répétition depuis cet été, c’est sur le Tour de Croatie que le Danois a finalement choisi de faire sa rentrée, le plus loin possible des caméras et sur une course relativement modeste : dans la classification des courses, c’est le plus bas échelon de courses auxquelles son équipe la Jumbo-Visma peut participer.

La dernière fois que l’on avait vu le vainqueur surprise du Tour de France 2022 , c’était le 27 juillet dernier, au milieu d’une marée humaine, le regard hébété d’être accueilli tel un héros sur la place principale de Copenhague.

Depuis, plus rien donc, malgré des sponsors et une presse danoise insistant pour avoir des nouvelles de leur champion de 25 ans. Celui qui a terminé la première étape du Tour de Croatie discrètement dans le peloton s’est présenté le sourire un peu crispé, au moment de devoir s’expliquer sur cette longue absence, si rare à ce niveau.

Fin août, Vingegaard avait parlé « d’explosion mentale » pour décrire ce qu’il ressentait et justifier son besoin de couper avec le cyclisme. « C’est très difficile de parler aux médias et aux fans tous les jours. C’est génial, mais aussi très fatigant », ajoutait-il. Mardi, il a simplement évoqué une nouvelle notoriété à appréhender. « Aujourd’hui, c’est vrai qu’il y a plus de personnes qui me reconnaissent au bord des routes, mais moi je suis toujours le même Jonas, nous avons toujours de la même vie à la maison. Rien n’a vraiment changé. »