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Sarah Korn a repris l’entraînement… et la compétition !

27 novembre 2017
Sarah Korn tumbling Une

Vous aviez été nombreux à être émus par son histoire que je vous avais relatée en septembre dernier (lire ici). Sarah Korn, 16 ans à l’époque, avait dû arrêter le tumbling en raison de grave problèmes contractés au dos à cause de conditions d’entraînement peu compatibles avec le haut-niveau après avoir été exclue du Pôle de Rennes. Aujourd’hui, après plus d’un an et demi d’arrêt et des mois passés avec un corset, la Dijonnaise a pu reprendre l’entraînement et la compétition.

Elle n’y croyait plus et pourtant ce jour est enfin arrivé ! Sarah Korn, médaillée de bronze par équipes aux championnats d’Europe junior de tumbling en 2016, a obtenu le feu vert des spécialistes pour retourner à l’entraînement. Une bonne nouvelle qui lui a permis, début septembre, de reprendre le chemin de la salle d’entraînement. Pour son plus grand plaisir. Même si au début, elle ne cachait pas ressentir une certaine appréhension… « Mais je suis tellement contente de retrouver les sensations, ça fait beaucoup de bien« , sourit-elle avant d’ajouter : « En plus, j’ai bien repris donc ça motive. Il faut que je retrouve mon niveau d’avant et que je continue d’évoluer pour rattraper mon retard. Mais je suis motivée. »

Pour l’heure, Sarah n’a toujours pas pu retrouver une structure de haut-niveau. Elle s’entraîne donc au club de Chenôve avec qui elle a matché en DN ce week-end. « Je suis 3eme sur la ranking-liste mais on ne me met pas en structure… Je suis toujours listée en équipe de France mais tout cela reste flou pour moi car je ne bénéficie d’aucune aide de la part de la Fédération, mise à part financière. Je n’ai pas d’horaire aménagé, donc je m’entraîne tous les soirs de la semaine après le lycée et même parfois le dimanche. Je me lève à 6h30 et je me couche à 1h du matin. J’ai des grosses journées avec un rythme assez dur, surtout que c’est l’année du bac pour moi, mais je ne baisse pas les bras« , explique-t-elle.

Un retour à l’entraînement qui lui a donc ouvert le chemin de la compétition ce week-end. « Mon retour à la compétition s’est plutôt bien passé mais je me suis malheureusement légèrement blessée à la cheville lors de l’entraînement sur plateau vendredi matin. J’ai quand même pris part à la compétition car c’était une compétition par équipe et je ne voulais pas laisser tomber les autres filles de l’équipe. J’ai présenté deux séries simples en double groupé et double carpé. J’ai mis trop de rotation dans le double carpé ce qui m’a donc valu une chute mais je suis plutôt contente d’avoir pu aider mon équipe après seulement deux mois de reprise. Le niveau de difficulté n’était bien évidemment pas présent mais l’exécution et la technique l’étaient malgré la chute« , analyse-t-elle.

Ce week-end, avec son club de Chenôve, Sarah a également pu retrouver des sensations. Une compétition qu’elle a abordé sans stress. « Je savais pertinemment que ce n’était pas sur cette compétition que je ferai mon « grand retour » et que ce n’était pas non plus sur cette compétition que j’avais des choses à prouver. Que ce soit aux autres personnes ou à moi-même. Mon seul objectif était vraiment de faire des séries simples et d’aider les petites de mon club, ce qui est chose faite« , sourit-elle.

Désormais, Sarah se concentre sur ses nouvelles échéances. Et même si elle n’appartient à aucune structure de haut-niveau, elle garde en revanche au fond d’elle cet espoir de décrocher une sélection pour les championnats d’Europe par équipes. « J’ai rempli les documents pour faire la prochaine sélective qui aurait lieu en février/mars, on verra. Mais après un an et demi d’arrêt, c’est sur que les choses seront plus compliquées« , confie-t-elle.

Mais les difficultés ne lui font pas peur. Particulièrement bien entourée, Sarah poursuit son chemin. Tout en prenant soin de son dos. « Mon coach me fait faire beaucoup de renforcement au niveau du dos« , précise-t-elle. Pour le reste, son talent finira certainement par faire la différence. Reste à savoir, si les conditions d’entraînement et son rythme loin d’être adapté pour la pratique du sport en haut-niveau, sera suffisant pour représenter son pays aux prochains championnats d’Europe…

Propos recueillis par Charlotte Laroche 
Photo de Une Per Lindström 

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