Que deviennent-ils ?

Laura Longueville : « Grâce à cette troisième opération, je vais enfin pouvoir retrouver un genou normal »

8 septembre 2018
Laura Longueville 2014

Blessée au genou quelques jours avant le début des championnats du monde de Nanning, en 2014, Laura Longueville, ancienne membre de l’équipe de France senior, a subi une troisième opération le 1er février dernier. Une opération qui lui a permis de reprendre espoir.

Une mauvaise réception, aux barres, aurait mis un terme précipité à sa carrière. Alors qu’elle était en Chine, avec le reste de l’équipe de France, dans le cadre des championnats du monde de Nanning, Laura Longueville, pensionnaire du Pôle de Saint-Etienne, se blesse au genou sur sa sortie. « On était un peu fatiguées à cause du décalage horaire mais j’ai tout de même voulu refaire mon complet aux barres car je n’étais pas totalement satisfaite de ce que j’avais fait lors de mes précédents passages. Mais au finale, c’était le passage de trop et mon genou a lâché sur la sortie« , se souvient-elle. Rapatriée en urgence en France pour pouvoir être opérée, Laura Longueville ne se doutait plus du long parcours du combattant qui l’attendait…

Opérée une première fois en octobre 2014, juste après sa blessure, elle apprend qu’elle doit subir une nouvelle opération. En mars 2015, elle repasse donc sur la table d’opération. « Après la première opération, on m’a expliqué que j’avais été opérée trop rapidement et qu’il aurait mieux fallu attendre un peu. Le fait que je sois restée totalement immobilisée à empirer les choses. J’ai donc dû subir une seconde opération« , explique-t-elle.

Après deux opérations, Laura pensait que le plus dur était derrière elle. Mais ses deux opérations successives ont laissé beaucoup de traces. Sur son genou, à cause des cicatrices, mais aussi dans son esprit à cause de douleurs qui ne partaient pas et les doutes s’installaient de plus en plus. En effet, malgré les deux opérations, son genou l’a faisait toujours souffrir. « Après la deuxième opération, j’ai encore eu des complications. J’avais le syndrome du cyclope, c’est-à-dire que je ne pouvais ni tendre ni plier le genou. La greffe n’avait pas pris depuis le début mais ils ne l’ont découvert qu’après. Pourtant j’avais beau répéter que mon genou me faisait mal, que j’avais des douleurs dès que je courrais, qu’il y avait plein de choses que je ne pouvais plus faire, etc » , regrette-t-elle avant d’ajouter : « J’avais vraiment l’impression qu’on ne me prenait pas au sérieux, j’ai donc fini par aller voir un autre chirurgien qui m’a annoncée que j’allais devoir me refaire opérer. A ce moment-là, je me suis dis que tout ce que j’avais fait depuis le début n’avait servi à rien et puis je savais toutes les étapes par lesquelles j’allais encore devoir passer après l’opération avec la rééducation mais j’étais tout de même soulagée qu’il ait trouvé ce qu’il y avait. »

La troisième opération réalisée en février dernier, Laura commence enfin à entrevoir le bout du tunnel… « J’ai repris la course, les sauts, sur une ou deux jambes, ça fait du bien« , sourit-elle. À Grenoble, là où elle est désormais installée pour suivre des études afin de devenir professeur des écoles, elle reprend également plaisir à faire de la gym. « Je ne peux faire de grosses réceptions mais cela fait quelques mois que j’ai pu reprendre les barres, je fais de la musculation, du trampoline. Je me fais plaisir. Et je reprendrai peut-être les compètes en équipe mais je ne ferai pas des trucs de fou car je garde toujours cette peur de me blesser à nouveau » , avoue-t-elle.

Après avoir annoncé son retrait du niveau en janvier 2016, l’ancienne pensionnaire du Pôle de Saint-Etienne regarde le passé avec nostalgie mais sans regrets. « Je suis épanouie dans tout ce que je fais et c’est le principal. J’ai validé ma deuxième année de STAPS. Pourtant ce n’était pas gagné car à cause de mon genou, j’ai quand même eu un 0 en pratique, mais malgré ce zéro, j’ai quand même réussi à valider mon année. Je suis super contente et je peux désormais me spécialiser pour devenir professeur des écoles » , livre-t-elle avec fierté avant de conclure : « Le chirurgien m’a redonné de l’espoir car je n’y croyais plus. Normalement, grâce à cette troisième opération je vais pouvoir retrouver un genou normal et ça c’est le plus important. »

Un espoir enfin retrouvé après une carrière brisée. Un espoir retrouvé qui lui permet aussi et surtout de tirer un trait sur cette mauvaise réception d’octobre 2014… et de regarder désormais vers l’avant avec plein de nouveaux objectifs à atteindre.

Charlotte Laroche 

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