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En toute intimité avec Elena Santinelli : « La gym ? C’est mon rêve, mon tout »

26 janvier 2018
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Pensionnaire du Pôle de Dijon, Elena Santinelli, jeune gymnaste de 12 ans, est actuellement en pleine phase de reprise après une blessure au coude contractée en octobre dernier. Aux côtés de son équipe d’Hénin-Beaumont ce samedi dans le cadre du Top 12 mais malheureusement uniquement en tant que simple spectatrice, n’étant pas suffisamment remise pour prendre part à la compétition, elle  a accepté de se confier sur ses habitudes, ses rituels et son quotidien en tant que gymnaste de haut-niveau. Une interview qui nous permet de nous plonger au coeur de son intimité.

Gym and News : Elena, peux-tu tout d’abord te présenter et revenir sur tes débuts en gym ?
Elena Santinelli : J’ai commencé la gym à l’âge de 5 ans au club de Marly dans le Nord. Je suis ensuite partie à Henin car je voulais faire du haut-niveau. Puis on m’a proposé d’aller à Marseille mais je devais sauter une classe et ça ne se passait plus très bien. J’ai ensuite fait la rencontre de Nadia avec qui je me suis très bien entendue donc je suis allée au Pôle de Dijon. Je commence ma deuxième année là-bas.

Quels sont tes points forts et tes points faibles ?
Je suis très compétitive mais j’ai un très fort caractère.

Quel est ton agrès préféré ?
Le sol.

L’agrès sur lequel tu es la moins à l’aise ?
Je n’en ai pas.

Quelle est la première chose que tu fais quand tu arrives à l’entraînement ?
Je m’étire.

Dans quelle tenue es-tu la plus à l’aise pour t’entraîner ?
Je n’ai pas vraiment de tenue dans laquelle je me sens plus à l’aise qu’une autre.

Avec les barres et l’utilisation de la magnésie au quotidien, tes mains sont systématiquement sollicitées. Quelle est ton astuce pour prendre soin d’elles ? Et en cas de steack, que fais-tu pour qu’il cicatrise plus vite ?
Je mets du Cicatril.

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Auprès de qui trouves-tu du réconfort en cas de coup dur ?
Auprès de Nadia, des filles et de mes parents.

Que fais-tu pour décompresser avant une compétition ?
Rien de spécial. Je me dis que je sais tout faire et qu’avec l’envie, je peux réussir. Et surtout je me dis qu’il faut penser à la technique.

Es-tu de nature stressée ?
Un peu.

Comment fais-tu pour passer au-dessus de ta peur lorsque tu travailles un nouvel élément ? Que te dis-tu ?
J’ai toujours un peu peur la première fois mais comme dit l’expression : quand faut y aller, faut y aller (Rires).

As-tu un rituel avant d’entrer sur un plateau de compétition ?
Non.

Comment gères-tu la pression et comment fais-tu pour éviter qu’elle ne monte trop ?
Je n’ai pas de pression. Je fais mon job.

En compétition, avant chaque passage, que fais-tu pour rester concentrée ?
Je reste dans ma bulle quand j’ai fini un agrès et ensuite je me prépare pour le suivant.

Comment dors-tu en période de compétition ? Ton sommeil est-il un peu perturbé par le stress ?
Je dors normalement.

En tant que gymnaste de haut-niveau, fais-tu attention à ton alimentation ?
Oui je fais attention et j’essaie de manger équilibré.

En terme d’alimentation, quel est ton petit pêcher mignon dont tu dois limiter la consommation ?
La pâtisserie !

Quelle sensation ressens-tu lorsque tu entres sur un plateau de compétition ?
De l’adrénaline !

Comment décrirais-tu ta relation avec Nadia ?
Nadia ce n’est pas qu’un entraîneur. C’est une personne qui te soutient, qui croit en toi et qui, quand tu as besoin, est toujours là pour toi. C’est une personne extraordinaire. C’est comme une deuxième maman.

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As-tu un justaucorps fétiche ?
Oui. C’est un justau que j’ai mis pour les premières Coupes Nationales que j’ai gagnées.

Te souviens-tu de ce que tu faisais lorsque tu as appris que tu était sélectionnée pour la première fois en équipe de France ?
J’était contente mais le lendemain, je me suis cassée le coude.

Pendant tes périodes de blessure, que fais-tu pour rester en forme ?
Je fais de la musculation et je fais très attention à ce que je mange.

As-tu un objet porte bonheur ?
Non, pas spécialement.

Lors d’un entraînement difficile, que te dis-tu pour trouver la force de persévérer ?
Je me dis qu’un entraînement ne veut rien dire et que demain ça ira mieux.

Que représente la gym pour toi ?
La gym représente tout à mes yeux. C’est mon rêve, mon temps, mon énergie. C’est tout.

Quel est le plus gros sacrifice que tu dois faire au quotidien en tant que gym de haut-niveau ?
De ne pas pouvoir aller à l’école tous les jours. Mais quand on aime, on ne compte pas !

Propos recueillis par Charlotte Laroche 

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