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Eliès Rosières : « Je suis un travailleur et ne lâche jamais même en cas de coups durs »

30 mai 2018
Elies Rosières sol

Membre du collectif France junior, Eliès Rosières, né le 20 avril 2001, a été admis à l’INSEP. Il y fera son entrée cet été avec cette folle envie de progresser toujours plus au sein de cette structure de haut-niveau qu’il a toujours souhaité rejoindre. Présentation d’un gymnaste talentueux et travailleur qui a su rebondir après une petite période délicate.

Gym and News : Eliès, tu viens d’apprendre que tu allais intégrer à l’INSEP au début de la saison prochaine, content je suppose ?
Elies Rosieres : Oui très content ! Selon moi, les infrastructures y sont les meilleures et c’était vraiment un souhait pour moi d’intégrer l’INSEP. J’avais d’ailleurs fait une première demande il y a quelques années mais cette dernière avait été refusée.

Revenons sur ton parcours. Peux-tu nous en dire plus sur tes débuts en gym ?
J’ai commencé la gym à l’âge de 4 ans et demi dans un petit club qui s’appelle la Cambronaise, un club en FSCF. Puis à l’âge de 7 ans, je faisais déjà les mouvements les plus élevés et je commençais à m’ennuyer donc mon entraîneur, qui connaissait le club de la Nantaise, m’y a emmené faire des tests et j’ai été pris. Donc pendant un an, l’année de mon CM1, j’alternais les entraînements dans les deux clubs. C’est quand je suis entrée en CM2 que j’ai intégré totalement La Nantaise. Comme je suis quelqu’un de très travailleur, cela m’a permis de réduire l’écart qu’il y avait entre moi et le reste du groupe ce qui m’a permis d’intégrer le Pôle de Nantes, deux ans plus tard. J’y suis resté 3 ans et ensuite je suis parti un an au Pôle de La Madeleine. Mais là-bas, les choses ne sont pas très bien passées, ça n’a pas du tout collé avec le coach, malgré mes blessures, il me forçait à répéter mes complets jusqu’à m’en faire pleurer. Je ne pouvais plus continuer à rester là-bas donc j’ai décidé de partir et de revenir à La Nantaise auprès de mon entraîneur.

Au moment de ton retour à La Nantaise, as-tu pensé que ton avenir en équipe de France était bouché ?
Non pas du tout. Lorsque je suis parti de La Madeleine, j’ai été sanctionné et je suis donc sorti du collectif France pendant 6 mois mais on m’avait prévenu que je pouvais le réintégrer à la fin de ses 6 mois si je faisais mes preuves. Donc dans ma tête tout était clair. Je m’entraînais avec cette envie de retourner en équipe de France et c’est ce qu’il s’est passé. Mon travail a payé.

Lorsque tu t’entraînais seul à La Nantaise, ce n’était pas trop dur de trouver la motivation pour aller à la salle ? 
Il y a des jours où j’étais super motivé et d’autres un peu moins, c’est vrai. Notamment l’hiver. Il faisait froid et trouver la motivation pour répéter les complets était parfois un peu plus difficiles car j’étais tout seul mais j’avais toujours cette envie de me surpasser. Je suis un travailleur et ne perds jamais de vue mes objectifs.

Comment te décrirais-tu ? Quels sont tes points forts et tes points faibles ?
Pour mes points forts, je dirai que physiquement, je suis un gym assez tonique et explosif. Je me repère également très bien dans l’espace et je n’ai pas peur de me lancer. Je suis aussi quelqu’un de très travailleur et je ne lâche jamais rien, même en cas de coups durs. Donc lorsque je ne réussis pas quelque chose, je retourne directement sur l’agrès. Malheureusement, je suis un peu raide, notamment au niveau de mes poignets. Je suis obligé de m’échauffer minimum 15 minutes au niveau des poignets sinon je ne peux même pas faire un équilibre !

Quels sont tes agrès de prédilection ?
Je n’ai pas forcément d’agrès fort ou d’agrès faible car je suis généraliste. Mais mes plus hautes de notes de départ sont aux arçons et au sol. Et la barre fixe est l’agrès sur lequel je suis un peu plus faible.

Elies Rosiere Berlin Cup

Tu as eu une saison chargée avec plusieurs sélections en équipe de France junior, que retiens-tu de ces expériences internationales ? 
Oui, j’ai eu la chance de faire la Christmas Cup au Luxembourg en décembre, un tournoi international au Texas aux Etats-Unis en janvier et la Berlin Cup en avril dernier. Ces tournois m’ont permis d’acquérir de l’expérience et de repartir avec des souvenirs incroyables avec mes partenaires d’entraînement. Depuis, nous sommes très liés les uns des autres et cela fait notre force.

Quels sont tes objectifs sur cette fin de saison ?
Les championnats d’Europe par équipes junior mais je pense que les choses risquent d’être un peu compliquées pour moi car je me suis blessé au poignet gauche. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai dû déclarer forfait pour les championnats de France élite de Caen. J’avais une inflammation du poignet depuis quelques semaines et j’ai forcé un peu trop sur mon poignet lors de la Berlin Cup ce qui a empiré la blessure. Je ne pense donc pas pouvoir être prêt à temps car j’aurais repris l’entraînement trop tard.

Pas trop déçu d’avoir manqué les championnats de France élite de Caen et de peut-être manqué les championnats d’Europe junior ? 
Si forcément je suis déçu mais avec mon poignet, j’étais obligé de déclarer forfait pour les France élite. Je ne pouvais même plus le poser.

A long terme, quel objectif vises-tu ? 
Les Jeux Olympiques de Paris en 2024 ! C’est un rêve pour moi et je mettrai tout en oeuvre pour arriver à atteindre mon objectif.

Propos recueillis par Charlotte Laroche 

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